18.12.2009

Trève de Noël

Ca y est, c'est Noël, enfin les vacances !

Comme beaucoup, je pars pour les fêtes, alors en attendant la suite, voici ma chanson fétiche du moment, que j'ai découverte en écoutant une pub.

Bonnes fêtes à tous !

31.10.2008

En attendant l'été...

Comme c'est l'automne, comme c'est la pluie, comme c'est la mélancolie des jours qui raccourcissent... Et comme bien sûr, c'est les vacances (youhou !) et que je ne vais donc pas publier pendant quelques jours, je poste ce que je m'écoute en boucle en ce moment, car la voix chaude d'Israël Kamakawiwo'ole est en ce moment la seule qui arrive à me toucher et me donner l'impression qu'un jour, tout finira par s'arranger...

Mais je le laisse vous expliquer tout ça, il le fait mieux que moi.

 

28.09.2008

Lettre d'amour à un (presque) tricentenaire

La légende veut que Mozart, après avoir écouté seulement les quelques premières mesures du lacrimosa de son requiem, se soit effondré en sanglots et ait demandé à ses musiciens de s’arrêter, ne pouvant en entendre d’avantage.

Tout le monde sait que les   légendes et les contes sont faits   pour créer rêves et fantasmes  dans nos cerveaux avides   d’imagination. Que Mozart ait   réellement eu l’impression de   composer son requiem pour   lui-même, qu’il ait été jeté dans   une fosse commune sans la   moindre attention ni le moindre   admirateur, qu’il soit mort seul et   abandonné de tous, maintes fois   ces histoires ont été démenties,   mais elles n’en feront pas moins   rêver des générations d’enfants et d’adultes et leur feront, si tant est que ce soit possible, aimer le jeune prodige un peu plus encore.

Quand à moi, comme Mozart dans la légende, les larmpiano.jpges brûlent mes yeux dès que j’entends les premières notes de son lacrimosa.

Rien ne m’apaise plus que d’entendre la puissance de son Dies Irae, et je suis absorbée au travers des fines mailles des mesures habilement entremêlées dès les premières notes du Kyrie. Rien ne m’étreint plus le coeur que ce rythme, et quand les demi-soupirs se transforment en noires je cours avec elles et me dissous dans la musique.

Si j’aime tant Mozart, c’est qu’il est le premier à avoir su traverser la couche de mes préjugés et à me faire aimer la musique classique. Je m’en rappelle comme si c’était hier. J’étais assise dans une salle du conservatoire, dans un cours de solfège pour adultes qui tentaient de rattraper leurs lacunes musicales.

Comme à chaque cours, on s’ennuyait ferme. La prof, une russe un peu folle, nous serinait à longueur de semaine que la musique, ça n’était pas pour les adultes. Qu’à son avis seuls certains enfants méritaient d’apprendre, alors qu’il nous fallait bien admettre à quel point pour nous, c’était trop tard. Puis, après un long soupir, elle s’est rapprochée du vieux meuble où se tenait le poste décrépit et a glissé un cd à l’intérieur.

Et là, le miracle se produisit. La musique est rentrée en moi. Sans passer par mon cerveau, elle a emprunté un chemin que je ne connaissais pas pour venir se loger directement au plus profond de mon coeur. Là, dans cette petite salle mal éclairée pleine d’adultes désabusés, en entendant cette petite musique de nuit que je connaissais pourtant par coeur, j’ai pleuré.

Pour la première fois, à travers les rythmes réguliers et la construction presque mathématique de la carrure musicale, j’ai entendu non pas la musique, mais Mozart lui-même. J’ai entendu comme s’il était juste à côte de moi ce gamin un peu écervelé, un peu écorché vif. Dans sa musique si bien réglée, il suffit d’une seconde, d’un quart de soupir pour que l’âme de Mozart transparaisse au détour d’un bémol. Il suffit d’une simple appoggiature pour transpercer mon âme et me faire vibrer avec lui.

Et même si depuis ce jour, la musique et moi avons dû prendre des chemins séparés, même si j’ai du trouver un travail qui ne me permet plus d’y consacrer mes journées, la musique de Mozart ne m’a jamais quittée. En un an, j’ai tout écouté ou presque. Des Noces de figaro à sa musique religieuse, de ses sérénades au concerto pour clarinette que j’aime tellement, il fait désormais partie de ma vie.

Lui, et puis d’autres compositeurs bien sûr. Mais quand on me parle aujourd’hui de musique classique, c’est toujours son nom qui viendra en premier dans mon esprit.

Mozart l’enfant prodige, Mozart l’éternel adolescent en manque d’amour qui finissait toutes ses lettres à Constance par « Aime moi autant que je t’aime ». Pour elle, je ne sais pas ce qu’il en est, mais pour moi mon amour lui est tout acquis. A jamais.