12.01.2009
Austin Powers (loose sexe)
Zou, c'est lundi, c'est le jour de la loose. Pour aujourd'hui, ce sera une petite loose cul gentille qui date de plusieurs années déjà...
Ou comment débander plus vite que son ombre
J'étais avec mon ex dans la maison (déserte) de ses parents, et nous faisions comme presque tous les week-end un marathon sexe-bouffe-dvd pour évacuer le stress relatif de la semaine.
Nous étions dimanche et, fatigués de nos performances sexuelles de la veille, nous étions lamentablement vautré devant la télé. Mais vous savez ce que c'est, au bout du 12ème film que l'on mate d'affiliée en grignotant, on commence vaguement à se lasser. Je me tourne donc vers mon cher et tendre pour satisfaire mon corps brûlant de désir, et puis bon aussi parce que je commence à avoir le yeux qui me piquent et un début de migraine télévisuelle. (comme quoi hein, l'excuse de la migraine...)
Déjà échauffés par un samedi de préliminaires et de débauche, nous nous trouvons assez rapidement en pleine action sur le canapé en cuir de papa et maman.
J'étais très concentrée sur notre activité et ne prêtais plus attention depuis longtemps à ce qui se passait dans le petit écran. Il faut dire que passant environ 6 heures par jour devant la télé, j'ai acquis le super pouvoir de faire abstraction des répliques cinglantes de Derrick ou de Marc-Olivier Fogiel pour me concentrer sur autre chose, ce qui n'est malheureusement pas le cas de tout le monde...
Au bout de quelques minutes d'étreinte passionnée, je suis tirée de mes pensées érotisantes par un immense éclat de rire poussé par le jeune homme s'agitant sur moi et sensé avoir toute son attention portée sur mon corps de rêve. Un peu interloquée, je me retourne en direction de la télé tandis qu'Arthur (nous l'appellerons Arthur) est lamentablement écroulé de rire sur mes seins de sirènes (oui c'est moi qui raconte, alors j'ai des seins de sirènes si je veux) Et là en face de moi, je vois le visage obèse de Mike Myers déguisé en gros écossais en train de faire son somptueux numéro de pétomane... D'accord, je comprends maintenant ce qui l'a fait rire... C'est pas grave, il est encore jeune et influençable, "la mouche qui pète" ça le fait encore rire mais je m'en fous, on a commencé quelque chose, on va le finir. D'une main rageuse, j'attrape la télécommande pour éteindre ce film à la con et
je retourne en direction d'Arthur, bien décidée à laisser de côté la colère qui m'envahit à l'idée qu'un pétomane obèse ait pu prendre le pas sur notre week-end sexe. Celui-ci se répand en excuse en continuant néanmoins de hoqueter de rire , et ce malgré mes tentatives désespérées pour remettre le couvert.
Le problème est que rire et afflux sanguin dans les parties spongieuses de l'être de sexe mâle n'étant pas compatibles, mon jeune amant n'a jamais pu repartir. Et ça, pour moi, ce fut l'affront suprême.
J'ai quitté le salon à poil et fière comme un pou en menaçant de me finir toute seule et en lui jurant qu'il se la mettrait derrière l'oreille durant toute la semaine, mais tout ce que j'ai eu comme réponse fut un éclat de rire convulsif.
C'est décidé, la prochaine fois, j'éteins d'abord la télé... et j'emporte mon vibro.
07:00 Publié dans Et le sexe dans tout ça ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : loose, sexe, austin powers, vibro, débander
02.01.2009
Comment se taper la honte au boulot
Hop, nouvelle année, nouvelle catégorie, je réexploite certains textes sur la loose que j'avais écris pour un autre site... Aussi de looseur puisqu'il n'a jamais vraiment fonctionné !
Merveilleuse année que cette année de PE2 ! Oui vous savez, les PE2 sont les professeurs des écoles stagiaires, autrement dit nous sommes le rang juste au dessus de l'esclave.
Et un PE2, comme tout prof qui se respecte, ça doit faire face aux accès de réunionites aïgues dont est atteinte régulièrement l'éducation nationale.
Ce samedi matin là, on doit discuter des nouveaux programmes. Donc toute l'école au grand complet se réunit pour dénoncer la nullité des nouveaux programmes et l'embarras habituel dans lesquels nous placent chaque changement de gouvernement.
Mais loin de moi l'idée de faire de la politique, revenons donc à nos moutons urinaires. Donc après quelques heures de déblatérage, moi en bonne stagiaire je regarde l'heure en me demandant quand je vais enfin pouvoir m'éclipser pour faire mes photocopies pour survivre à mon inspection de lundi. L'occasion m'en est donnée quand Fortunée (si si elle s'appelle vraiment comme ça) instit proche de la retraite, célèbre la naissance de sa petite fille. On commence donc à offrir des cadeaux et la réunion prend l'aspect d'une bonne vieille réunion tupperware. Quel est le rapport entre les nouveaux programmes et la petite fille, ça, on ne le saura jamais.
Bref, je m'éclipse donc faire mes 312 photocopies sans la moindre pensée éhontée pour la forêt amazonienne, et une fois mon quota d'arbre détruit, je marche d'un pas assuré vers le massicot pour découper tout ça. Pour les dilettantes, sachez que le massicot est une espèce d'instrument de torture moyennageux constitué d'un grand bras coupant et d'un support dur et qui nous sert à faire nos petits découpages pour ôter la possibilité à nos 30 gamins de se taillader à grands coup de ciseaux. Cet engin me flanquait la pétoche au début, mais là pas de souci, on est en mars, je maîtrise à mort le massicot. Bon celui là, il a plein d'entailles partout sur la protection en plastique, ça aurait peut-être du me mettre la puce à l'oreille. Mais non. Je massicote donc avec mes gestes habituels de bonne bourrine que je suis, quand tout un coup je me dis merde, je me suis ratée je me suis éraflé l'ongle. Je regarde mon doigt, l'ongle est entaillé, le reste du doigt commence à saigner. Bon. Restons zen, pas la peine de faire un scandale un samedi matin à 11h45. Je passe mon doigt sous l'eau, je dis limite en rigolant à Fortunée qui sort la bouteille de champagne du frigo (normalement réservé aux enfants allergiques, mais bon on va pas chipoter), tiens je me suis coupée le doigt au massicot. Rien qu'à prononcer ces mots, je sens une faiblesse vagale et bien familière m'envahir. « Merde », me dis-je. (Oui je suis toujours aussi vulgaire, même dans ma tête). « Merde, me dis-je donc, tu vas quand même pas tomber dans les pommes. » Trop tard. Je commence à vaciller, je sens Fortunée qui me ceinture pour n'empêcher de m'affaler lamentablement. Je sens ma tête heurter plusieurs fois le lavabo, puis plus rien. Ceux qui sont déjà tombés dans les pommes connaissent cette sensation bizarre de passer du mal être le plus total à un abandon tout aussi total et délicieusement lointain. Le réveil est beaucoup moins drôle, d'un côté la directrice est en train de me coller des baffes, de l'autre mon envie de vomir me reprend et moi qui était persuadée d'être dans mon lit après une bonne nuit de sommeil je me retrouve entourée de plein de gens qui paniquent autour de moi, et moi au point de départ avec le visage en sueur et une autre sensation de mouillé dans le pantalon à laquelle je ne prête pas une grande attention pour l'instant.
J'entends vaguement qu'on a appelé les pompiers, j'essaie faiblement de protester quand on m'allonge sur un tapis avec mon manteau au dessus de moi (les salauds pensais-je après coup, ils auraient pu mettre une vieille couverture, ça m'aurait fait un truc en moins à laver). 3 pompiers arrivent, je n'ai même pas le temps de voir s'ils sont charmant ou pas, car l'un des trois me met... un ridicule petit pansement sur mon entaille non moins ridicule. Et là, la honte commence à m'envahir. J'ai donc fait déplacer des pompiers pour mettre un pansement, et je commence à me dire que cette sensation de mouillé au niveau de mon entrejambes n'est peut-être pas due uniquement à la sueur... Je m'assois donc en me sentant un peu conne, je vais pour me lever mais une des profs me tend un pull en me faisant signe de me l'enrouler autour de la taille. Et là je ne peux plus nier la vérité, je me suis belle et bien pissé dessus devant une quinzaine de profs, en plein milieu de la salle des maîtres.
Mais comme l'a dit justement une collègue, ça aurait pu être pire. Apparemment quand on tombe dans les vappes, on ne peux plus contrôler aucun de ses sphincters... Heureusement pour moi que c'est le dernier stage de l'année !
11:40 Publié dans Vis ma vie... de looseuse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : prof, pe2, se pisser dessus, grosse honte, loose




