06.11.2009

Quand les geeks partent en voyage

13h du matin, veille de départ en vacances.

Etalée tel un cachalot profitant avec bonheur des rayons du soleil traversant la douce mer, je dors du sommeil de plomb du clochard alcoolique à la station république.(sauf que  moi je suis dans mon lit). Quand soudain, je me sens émerger douloureusement dans la lueur du petit matin.... Qu'à bien pu déclencher cet éveil matinal ? D'un point de vue technique, ce doit être la sonnerie de mon téléphone portable réglé sur réveil qui sonne en rappel toutes les 10 minutes. D'un point de vue psychologique, c'est une sourde sensation d'angoisse qui se perturbe mon sommeil. Mais brutalement, un oreiller lancé avec fulgurance sur mon front délicat vient mettre fin à mes réflexion. Je réponds à cette agression de ma voix douce et susurrante:

- - « Bordel de merde t'es complètement con ou quoi de me réveiller comme ça ? »

- - « Ca fait trois plombes que le réveil sonne alors bouge tes fesses pour m'aider à préparer le départ ».


bouquet geek.jpg


Le départ ? Tout s'explique. Cette vague angoisse indéterminée qui m'a réveillée de manière encore plus goujate que celle de mon homme et celle qui précède systématiquement les terribles DEPARTS EN VACANCES...

D'un pas encore vaseux, j'entreprends donc de me lever et de participer à ce moment de chaos que l'on nomme les préparatifs de voyage.

Réfléchissons... par où commencer. Ah oui ! Le plus important, de quoi s'occuper dans l'avion. Je me dirige donc vers l'ordinateur et me rends sur seriedl pour télécharger la première saison de The big bang Theory...


14h53: ...Putain, qu'est-ce que c'est chiant le téléchargement direct... entre les 20 milliards de pubs et les captcha, je me demande ce qui m'a pris de désinstaller bittorrent. Sans compter que je suis perturbée par les aller-retour frénétiques de l'homme qui cherche vainement son chargeur d'archos dans tout l'appart avec force râlades et moulinets de bras. Certes, je pourrais aller l'aider, mais je préfère éviter tout activité risquant d'entraîner l'énième engueulade sur LA polémique pour savoir qui de son archos ou de mon eeepc est le plus utile. Pour moi la réponse va de soi. En effet, sans netbook comment pourrais-je être en train d'écrire cette note dans l'avion, je vous le demande.


15h36: Hourra ! Après moulte forum d'aides, j'ai enfin compris comment reconstituer un fichier win rar en deux parties. Avec un peu de chance, à la fin de la journée on aura la saison complète prête à être visionnée. Je jette un œil à ma barre de téléchargement rien que pour m'offrir ce petit moment orgasmique où tous les petits octets basculent vers mon disque dur tels des lemmings inconscients.


15h47: Bordel... bordel, bordel, bordel... Garde ton calme, rappelle toi que l'amour c'est plus important que tout, que quand on s'aime, on peut tout pardonner... Pour comprendre ce moment de vive colère, revenons quelques instants en arrière. Il y a 3 minutes, l'homme a enfin retrouvé son chargeur d'archos et a débranché une prise au hasard pour connecter sa machine. Et évidemment, parmi les 17 prises de notre installation, il est tombé sur celle... du boîtier CPL. Bien. Deux heures de téléchargement foutus en l'air. Peu m'importe. Tel la taupe courageuse creusant patiemment leur trou vers la sortie, je reclique sur tous mes liens un par un...


16h39: ...Ouf... ça y est, tout est relancé. Pourtant, tout n'a pas été sans mal. Après avoir affronté la jungle technologique, il a fallu tenir bon face aux assauts incessants de l'homme réclamant le pc de sa voix sombre et gutturale pour pouvoir ENFIN remplir son archos. Il n'a décidément aucune conscience de mon travail ni de ma dévotion.


16h42: Après m'être finalement faite éjecter du pc, j'éprouve un vague moment de désorientation. Je sens confusément qu'il faudrait que je fasse quelque chose... mais quoi ? Les big bang theory sont en route, les derniers épisodes de hymym aussi, l'homme est en train de charger 15 go de musique... Non je ne vois vraiment pas... bon. Dans mon désœuvrement, je décide d'aller prendre un bain.


16h51: Hmm... si pendant que l'eau coulait, je m'entraînais un peu à rythm paradise ? Zou, juste le temps d'attraper la DS et je retourne surveiller mon bain...


17h10: ...Meeeeeeeeeeeerde, ça déborde de partout !! Pendant que j'éponge frénétiquement, une nouvelle source d'angoisse apparaît. Après recomptage des gigas, l'homme m'informe qu'entre l'archos, le petit disque dur et les quelques clefs usb, on atteint péniblement les 90 go... Le doute m'étreint... Cela suffira-t-il ? Ce voyage, commence à être trop anxiogène, je vais me faire un petit GTA pour me détendre...


19h00 :...Deux livraisons d'héroïne, une course de bagnole en centre-ville et quatre courses poursuites après les flics plus tard, je me rends compte que j'ai complètement oublié mon bain. Suivant une logique implacable, l'eau est glacée. Tant pis, j'y vais quand même. De toute manière il paraît que c'est bon pour la peau...


20h15: ...Je sors enfin de la salle de bain. (ben oui, les geekettes aussi sont des gonzesses comme les autres). Je parcours rapidement la check-liste.

- Archos prêt.

- Chargeur d'archos idem.

- DS et eeepc, dans leur housse respective.

Bon bah c'est tout bon, nous sommes prêts à partir... pourtant c'est bizarre, j'ai toujours cette sensation d'avoir oublié quelque chose... Ah ! Mais bien sûr ! On n’a pas encore mangé. Tiens, le frigo est vide (comme c'est surprenant !). Contraints et forcés, nous allons chercher la nourriture de survie indispensable : le mac do.


23h59: Trois cheeseburgers, un dvd et une partie endiablée de mario kart plus tard, nous décidons d'être raisonnables et de nous coucher tôt. Après tout, il nous faudra nous lever aux aurores demain matin...


01h49: ...Bizarre bizarre... Je n'arrive pas à dormir, j'ai toujours cette sensation d'avoir oublié quelque chose... Quand soudain, l'évidence me frappe telle la massue d'un orc déchaîné:

LES VALISES PUTAIN !! ON N’A PAS FAIT NOS VALISES !!!


Crédit photo: Victory of the people, flickr

08.12.2008

Liens vraiment très cons #1

Je sais que j'ai tendance à délaisser ce blog ces temps-ci, donc pour me rattraper avant de remettre des vraies notes trop bien trop intéressantes trop cul(ture) et tout ça, voici un petit lien à la con qui m'a beaucoup fait rire et qui donne aux geeks un espoir de se reproduire. (Merci à Ivain pour le lien)

http://www.pcinpact.com/actu/news/47304-spermatozoide-usb...

17.10.2008

DS for ever

 

En tant que geekette amatrice de base, je ne pouvais pas ne pas livrer pour vous une petite sélection des jeux auxquels je joue régulièrement sur ma chère et bien aimée DS. Avant que ne sorte la vilaine Dsi qui elle, sera zonée, profitons de pouvoir jouer à tous les jeux que nous offrent les différents pays. Cette liste est non exhaustive et complètement subjective, je n'y annonce pas les fraiches nouveauté mais au contraire des jeux qui ont fait leurs preuves entre mes petites mains et qui pour moi sont presque des classiques de la DS. Et n'étant pas journaliste de jeux, elle n'a pas la prétention de concurrencer nos chers gamekult ou autre jeux vidéo.com

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Tout d'abord, un petit classique mais mon préféré car à mon sens le bijoux de cette nouvelle console:

ZELDA Phantom Hourglass : L'incontournable référence de Nintendo, celle dont on se rappelle avec émotion les design tous moches de la super Nes, revient pour notre plus grand plaisir sur la Dual Scren. Tout d'abord les graphismes sont magnifiques, le jeu est très facile à manier et les effets « fausse 3D » sont bien rendus. La quête que nous découvrons est cette fois-ci inédite, et le stylet est extrêmement bien utilisé. Quel plaisir en effet de partir avec Link explorer la carte marine à bord de son petit bateau et de pouvoir changer tous les points de vue pour avoir ainsi une vision d'ensemble de la mer. Une fois que l'on accoste une île ou un nouveau donjon, on a la possibilité d'écrire sur la carte pour se repérer et se souvenir des énigmes à déjouer pour la fois suivante. (et oui quand on a plus 15 ans, il devient utile de prendre des notes.)

Le petit plus: Les mini-jeux, toujours présents, sont dispatchés sur des îles que l'on découvre au fur à mesure de nos aventures. Je trouve ça assez agréable entre deux missions où quand on galère depuis trois heures sur le même donjon d'aller se promener sur l'île Molida pour tirer à l'arc ou bien d'essayer de déjouer un labyrinthe pervers dans une île au Nord-Est de notre carte.

Le petit moins: Toutes les missions nous amènent systématiquement dans le même temple où la difficulté gravit en exponentielle, c'est un peu lassant et quelquefois décourageant. Et petit détail qui je pense ne gène que moi, on ne peut amasser plus de 9999 de la monnaie locale. Et ça, pour une radine comme moi, c'est dur à accepter.

 

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Hotel Dusk Room 215 : Grande particularité de la DS, ce jeu a été vendu comme étant le « premier roman interactif. » Il est vrai qu'à certains moments, le jeu n'est pas sans nous rappeler les « histoires donc vous êtes les héros » de notre enfance. Dans ce jeu qui est à mon sens le premier jeu vidéo psychologique, vous incarnez Kyle Hyde, ancien flic à la recherche de son ami Bradley. Vous devrez résoudre les mystères qui entourent l'hôtel mais également ceux plus personnels de Hyde en interrogeant subtilement les clients parfois étranges de l'hôtel,pas trop agressivement pour ne pas les braquer mais pas trop doucement non plus pour éviter qu'ils ne vous cachent des infos essentielles.

Les graphismes sont très bien fait, avec un crayonné qui évoque un manga dans le pur style polar noir. Toute l'ambiance d'ailleurs nous permet de nous immerger dans le côté glauque du flic blessé qui poursuit son but de manière obsessionnelle. Le visuel des personnages est attachant (Hyde est super charmant, ce qui ne gâche rien au jeu ! ) Le scénar est bien ficelé et suffisamment compliqué pour qu'on s'y perde de temps en temps, bref, un jeu à découvrir.

Le petit plus: Assez rare pour qu'on mérite de le souligner, un soin particulier a été apporté à certaines des ambiances musicales (pas toutes certes, je le reconnais) dont une musique assez mélancolique et particulièrement travaillée qui nous parvient dès que l'on rencontre le personnage énigmatique de Mila (je n'en dis pas plus pour éviter de spoiler bien sûr). Il existe même un lieu de l'hôtel où se cache un juke-box qui nous permet de choisir notre musique préférée.

Le petit moins: Certaines énigmes sont vraiment tordues, et à moins d'avoir les soluces sur les genoux, difficile d'y répondre. Et comme toujours dans ce type de jeu, quand on a pas résolu l'énigme où il faut aller au fond de la réserve prendre le petit bout de métal qu'on avait pas vu pour le tordre d'une certaine manière pour en faire une clef pour ouvrir une valise au fond d'un puits introuvable (moi, j'exagère ??? nooon) toutes les portes nous restent fermées et on peut tourner en rond pendant des heures. Bref, malgré le fait que les critiques estiment le jeu trop facile, je trouve moi que certaines énigmes sont vicieuses et n'ai eu aucun complexe à m'aider des soluces. Mais c'est peut-être parce que je suis une éternelle flemmarde.

 

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Pour le dernier jeu, j'ai pas mal hésité entre présenter ce grand classique qu'est devenu Trauma center, et puis finalement je me suis décidée à vous faire découvrir un petit jeu absurde du nom de

SPORE créatures: Le maître mot de ce jeu de gestion est: originalité. Le but est de développer une bestiole et de la faire évoluer dans un monde de plusieurs planètes. Il faut bien entendu nourrir l'animal, choisir les parties de son corps les plus efficaces pour défoncer les adversaires, mais aussi parfois faire patte blanche pour caresser et danser avec nos amis. Les décors sont sympathiques, et l'on peut donner à notre créature l'apparence et la couleur que l'on veut. Ce jeu pour moi sans prétention reste assez bien foutu et permet de ne pas tomber dans les clichés des pokemons et autres sims.

Le petit plus : Notre animal est transformable à l'infini, et chaque partie du corps va avoir une importance (telle bouche va cracher du feu, telle patte nous permettra de marcher sur du sable mais pas dans l'eau etc.)

Le petit moins: Il se trouve à mon sens précisément dans l'interface de transformation qui nous permet de « tuner » notre animal qui n'est pas toujours très claire. Comme il n'existe aucun support permanent, pas même le corps de l'animal que l'on peut changer à souhait, il peut devenir parfois difficile de se repérer.

 

 

28.09.2008

To geek or not to geek

Mon entourage me taxe assez régulièrement d’être une geekette. Mais vous, oui vous qui passez une petite douzaine d’heures par jour sur le net, je suis sûre qu’un jour ou l’autre vous vous êtes posé cette question, suis-je ou ne suis-je pas un geek? mana-ID-blog 4.jpg

Bien qu’étant à mon sens une geekette du dimanche, je vais ici tenter de répondre à cette question épineuse en 5 points, de manière complètement personnelle, partiale et subjective. Voici donc ma liste personnelle de ce qu’il faut pour être un vrai geek. Tout à fait inutile… donc parfaitement indispensable.

Pour être un geek digne de ce nom, il faut :

Avoir le vocabulaire geek. Vous ne comprenez pas le sens de ce mot? Preuve en est faite, vous n’en êtes pas un ! Car le geek parle un langage qui lui est propre, le plus souvent tiré de l’anglais et de l’informatique. Si des mots ou expressions tels que newbie, DTC, troll, RTFM ou owned ne vous disent rien, avec un peu de chance vous êtes sauvé, vous avez sans doute une vie en dehors de votre écran. Certains geeks poussent même le vice jusqu’à écrire en leet speak de manière à ne pas être compris du reste de l’humanité. Un exemple en 1337: je ne suis pas Netzah mais N3724h.

(Pour développer son vocabulaire geek, c’est ici. Pour une traduction français/leet en ligne, c’est ici)

Avoir une culture geek. Tout geek digne de ce nom a bien évidemment écumé les mers de papier de Tolkien, Frank Herbert, Asimov et autres Pratchett. Personnellement, je lis actuellement la très bonne « trilogie » en 72 tomes (au moins) de Robin Hobb que je recommande à tous, geek ou pas.

Être équipé comme un geek. Ce qui sous-entend boycotter Windows, Internet Explorer et plus généralement tout ce qui est Microsoft pour se concentrer sur des systèmes open source de type Linux. Le geek saura aussi être à la pointe de la technologie : avec son iPhone dans la main, un lecteur mp3 dernier cri vissé aux oreilles et bien sûr l’indispensable eeepc dans son sac à dos, il pourra affronter le monde extérieur. Mais seulement s’il y est vraiment obligé alors.

Aller sur des sites de geek. Bien sûr me direz vous. Car comme Internet est son domaine, le geek doit y avoir ses repères. Voici donc une petite sitographie non exhaustive pour jeune padawan:

  • rue Montgallet pour tout ce qui est achat de matériel, parce que nulle part ailleurs ou presque on ne monte un PC avec autant de grâce et de vélocité,

  • Bash.fr, parce que cela reste tout de même une référence de la quote Internet (comprendre citation),

  • Musicovery, Deezer etc. Enfin bref, n’importe quel site où l’on peut écouter de la musique en streaming. Parce que pour un geek, payer pour de la musique, c’est mal.

Jouer comme un geek. Et c’est là où je touche aux limites de ma geekitude. Certes, j’ai déjà monté des réseaux à distance pour jouer à Warcraft avec un pote, certes chez moi il y a 2 DS, 2 Gameboy, une Super Nes, une PS2 et sans doute bientôt une Wii, pourtant l’univers du gamer à proprement parler m’est toujours resté obscur. Je n’ai jamais passé les heures joyeuses de mon adolescence dans un garage avec mes potes à faire des jeux de rôles, je ne passe pas mes samedi soirs à fragger des noobs, pire, il m’arrive même de sortir dehors dans la vraie vie avec des vrais gens (mais pas tous les jours je vous rassure). Car un geek digne de ce nom, avant même de se réveiller, il est déjà loggé. Normal, son PC n’est jamais éteint. Quand un vrai geek vous dit qu’il a « une sortie », il faut comprendre sur WoW bien entendu.

Les geeks sont généralement des êtres attachants et inoffensifs. Mais si pour une raison ou une autre, vous voulez un jour vous venger d’un geek, une seule solution, couper le câble qui le relie à Internet. (NB: ne fonctionne pas avec un geek connecté en wifi).

Alors voilà. La culture geek, j’adore, mais il me reste encore un peu de boulot pour prétendre entrer dans cette grande famille !