17.11.2009

N, Y, Sexe (3)

C'est parti pour la troisième et dernière partie de la visite du sex museum à New-York. Pour ceux qui ont besoin dde raccrocher les wagons, les premières parties sont là et là.

Third Floor: Cette foi-ci, on monte à l'étage de l'objet érotique ou sexuel, en allant de la poupée gonflable jusqu'à des godes assez peu réalistes. Pour commencer par du classique, on trouve des objets érotisant de base comme les bottes immétables,

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ou bien le classique matériel sado-maso.

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Jusqu'ici, rien de bien foufou, même si je ne suis pas sûre de bien comprendre la fonction de tous les objets ici (bon les martinets et autre fouets, je vois assez bien, par contre les espèces d'étriers bizarres à gauche, je veux bien que quelqu'un m'explique à quoi ça sert.)

On continue la visite en allant dire bonjour à nos amis Ken et Barbie (mais, comment fait-on pour leur serrer la main ???)

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Ce qui est marrant, ce que je n'ai pas eu de souci à tripatouiller Ken en riant d'un air bête, mais chez Barbie, je n'ai réussi à toucher que les seins (oui je suis obsédée par les nichons, c'est comme ça) car bizarrement, mettre mes doigts dans une chatte même en plastique autre que la mienne me procure encore quelque appréhension. Je n'ai pas d'explication psychologique valable, ce doit être des restes de mon éducation judéo-chrétienne.

D'ailleurs, dans la même logique, je n'ai pas trop aimé la traditionnelle poupée gonflable sordide ni sa version simplifiée:

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Dans la série des objets absurdes et que l'on pourrait nommer mais-c'est-quoi-le-rapport-au-juste, je demande l'urinoir féminin :

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On ne sait pas bien à quoi ça sert, ça n'a pas l'air hyper confortable ni plus hygiénique qu'une chiotte de base, mais bon puisque quelqu'un s'est présentement fait chier à le FABRIQUER, je peux quand même bien me fendre d'une petite photo.

Alors après, on arrive à un florilège de trucs qui sont (à mon sens en tout cas) franchement rigolos. Je cite en vrac la malette à bite,

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La perceuse à bite,

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(peut-être un peu violent non ???)

Et pour finir, le meilleur de tous, la chaise pas très confortable mais qui a le mérite d'être efficace :

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Et voilà ! Ainsi se termine cette sage New-Yorkaise, et même si je suis passé pour une grosse perverse là bas en prenant chaque détail en photo, c'était quand même bien marrant de revivre cette journée. Maintenant, je vous rassure, il y a aussi d'autres choses à voir à New-York, mais si un jour, vous crevez de froid en plein coeur de la grosse pomme, vous saurez où aller vous réchauffer pendant quelques heures...

13.11.2009

N, Y, Sexe (2)

Voici le deuxième volet de cette viste virtuelle consacrée au musée du sexe à New-York. Pour ceux qui auraient raté la première partie, ça se passe ici.

Second Floor: Consacré cette foi-ci aux êtres humains... je n'ai malheureusement pas de photos de cette partie. En effet, tout l'étage est plongé dans le noir. Au centre de la pièce sont disposées plusieurs vidéos qui retracent l'histoire du porno chez les humains, depuis l'époque du cinéma muet jusqu'à nos jours, en passant par la téléréalité et les sextape.

Pour vous donner une petite idée du décalage extrème entre le début et la fin de la salle, et même si on l'a tous vu des dizaines de fois, je ne résiste pas au plaisir de poster ici la bande annonce de "polissons et galippettes", suite de films érotiques du début du 20ème.

C'est mignon non ? Alors c'est vrai la bande annonce n'en dit pas trop, mais comme j'ai eu la chance de voir le film en entier, je peux vous dire que certaines scènes en valent le détour, et en cinéma muet c'est vraiment fendart.

Le tour du sexe en vidéo se termine par l'extrème contraire de la classe et du raffinement que l'on trouvait encore au début du siècle dernier, c'est à dire le (presque) summum de la dégradation humaine et du grand n'importe quoi, j'entends bien sûr LA sextape de stars... Comme c'était à New-York, on a pas eu le droit à Loana se faisant Jean-Edouard dans la piscine, mais bien sûr à la célébrissime sextape de Paris Hilton que tout le monde (sauf moi, pauvre innocente) a du voir à peu près 400 000 fois.

Je vous dirai honnêtement que j'ai c/c le lien sans même vérifié s'il s'agissait de la version "light" ou de la vraie avec la pipe en gros plan et tout, de toute manière ça sert plus à illustrer mon article qu'à donner un réel frisson. (enfin ça marche peut-être pour certains remarque...)

Toujours au deuxième étage, les créateurs un peu pervers du musée ont installé des espaces "privatifs" où, légèrement en retrait, on peut voir des vidéos sans être (trop) vus du reste du public. Bon attention, n'allez pas vous palucher là-dedans, ça serait mal vu tout de même. Parmi les vidéos rigolotes, il y avait des extraits du site beautiful agony. Le principe est simple, des volontaires, hommes et femmes, acceptent de se filmer (seulement le visage ou le haut du corps-oui je vous rassure parfois on voit des nichons quand même-), pendant qu'ils se masturbent. Le résultat en est parfois déconcertant, parfois drôle, parfois tout simplement beau, mais quoiqu'il en soit toujours intéressant à regarder.

Pour info, voici le lien: http://www.beautifulagony.com/public/main.php, mais il faut être loggué (et payer) pour voir les vidéos.

Ou sinon, plus simple, allez les voir gratuitement sur dailymotion...

Ce n'est ni vulgaire ni choquant, et puis ça peut donner à certains une idée de la tête qu'ils peuvent tirer pendant l'orgasme :p.

Ca vous a plu ? Vous avez hâte de visiter le troisième étage, alors rendez-vous dans quelques jours pour la suite (et fin) de cette petite ballade à New-York.

 

10.11.2009

N, Y, Sexe (1)

New-York … Les ballades, romantiques, les traversées en bateau, les buildings à perte de vue…En plein hiver, à New-York, on peut voir la tour Chrysler noyée dans la brume, de la fumée semblant surgir de nulle part envahir les rues, les lueurs de Time Square qui vous éblouissent au plein cœur de la nuit…

Mais, à New-York, en hiver, on peut aussi voir les gens faire du patin à glace au milieu de central park. Et ça, ce n’est pas parce que c’est romantique non, c’est parce qu’il fait FROID. Un froid tellement glacial que vous êtes prêts à aller n’importe où pour vous mettre au chaud. C’est comme ça que je me suis retrouvée en train de faire une partie de bowling à 14 heures à côtés de mômes qui n’avaient même pas de gouttière.

C’est là que, désespérés de trouver un jour un endroit où se mettre au chaud, nous avons vu les mots magiques apparaître dans notre guide du routard :

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Un petit musée du sexe en hiver, rien de tel pour se réchauffer… Perso, je n’ai pas une grande expérience dans les musées du sexe, mais comme celui-ci m’a bien plu, je vous offre une petite visite guidée…

First Floor : Exclusivement consacré aux animaux. Un choix qui peut paraître surprenant, mais finalement, on apprend des trucs rigolos sur ces petites bestioles. Entre les statues de pandas qui baisent,

 

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et les zèbres à grosse bite,

 

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Impressionnant non ? Je ne suis pas sûre que j’aimerais tous les jours être une zébrette.

Bref, entre ces images amusantes, j’ai découvert que le sexe chez les animaux n’était pas toujours de la bête et simple reproduction.

Par exemple, saviez-vous que les hérissons pratiquaient le sexe oral ?

 

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Ou que certains animaux avaient été pris en plein flag de triolisme ?

 

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Oui alors je vous l’accorde, une statue ou un dessin, ce n’est pas une preuve, mais leurs explications pour autant que je m’en souvienne étaient plutôt claires et convaincantes.

Evidemment, il y avait tout un chapitre consacré aux bonobos, qui baisent comme nous parfois en missionnaire, et que rholala c’est fou on dirait vraiment des humains,

 

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mais moi ce qui m’a plutôt marqué c’était des photos répondant à mes questions existentielles de toujours, soit puisque certains animaux PEUVENT pratiquer l’auto-fellation, le font-ils pour autant ? Et bien visiblement, ils ne s’en privent pas, et après tout, on ne va pas leur reprocher.

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Je termine cette visite du premier étage par une photo peut-être pas très évocatrice mais que j’ai trouvé trop mignonne, celles des bestioles (oui je sais on sent les limites de ma culture animalière au non développement de mon vocabulaire) qui semblent se mélanger l’une dans l’autre, et franchement, c’est pas trop beau ?

 

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Voilà, pour ne pas trop surcharger les pages de ce blog, rendez-vous dans quelques jours pour les visites des deuxièmes et troisièmes étages avec plein de sex-toys bizarres et autres surprises…

12.01.2009

Austin Powers (loose sexe)

Zou, c'est lundi, c'est le jour de la loose. Pour aujourd'hui, ce sera une petite loose cul gentille qui date de plusieurs années déjà...

Ou comment débander plus vite que son ombre

J'étais avec mon ex dans la maison (déserte) de ses parents, et nous faisions comme presque tous les week-end un marathon sexe-bouffe-dvd pour évacuer le stress relatif de la semaine.
Nous étions dimanche et, fatigués de nos performances sexuelles de la veille, nous étions lamentablement vautré devant la télé. Mais vous savez ce que c'est, au bout du 12ème film que l'on mate d'affiliée en grignotant, on commence vaguement à se lasser. Je me tourne donc vers mon cher et tendre pour satisfaire mon corps brûlant de désir, et puis bon aussi parce que je commence à avoir le yeux qui me piquent et un début de migraine télévisuelle. (comme quoi hein, l'excuse de la migraine...)
Déjà échauffés par un samedi de préliminaires et de débauche, nous nous trouvons assez rapidement en pleine action sur le canapé en cuir de papa et maman.


J'étais très concentrée sur notre activité et ne prêtais plus attention depuis longtemps à ce qui se passait dans le petit écran. Il faut dire que passant environ 6 heures par jour devant la télé, j'ai acquis le super pouvoir de faire abstraction des répliques cinglantes de Derrick ou de Marc-Olivier Fogiel pour me concentrer sur autre chose, ce qui n'est malheureusement pas le cas de tout le monde...
Au bout de quelques minutes d'étreinte passionnée, je suis tirée de mes pensées érotisantes par un immense éclat de rire poussé par le jeune homme s'agitant sur moi et sensé avoir toute son attention portée sur mon corps de rêve. Un peu interloquée, je me retourne en direction de la télé tandis qu'Arthur (nous l'appellerons Arthur) est lamentablement écroulé de rire sur mes seins de sirènes (oui c'est moi qui raconte, alors j'ai des seins de sirènes si je veux) Et là en face de moi, je vois le visage obèse de Mike Myers déguisé en gros écossais en train de faire son somptueux numéro de pétomane... D'accord, je comprends maintenant ce qui l'a fait rire... C'est pas grave, il est encore jeune et influençable, "la mouche qui pète" ça le fait encore rire mais je m'en fous, on a commencé quelque chose, on va le finir. D'une main rageuse, j'attrape la télécommande pour éteindre ce film à la con et
je retourne en direction d'Arthur, bien décidée à laisser de côté la colère qui m'envahit à l'idée qu'un pétomane obèse ait pu prendre le pas sur notre week-end sexe. Celui-ci se répand en excuse en continuant néanmoins de hoqueter de rire , et ce malgré mes tentatives désespérées pour remettre le couvert.


Le problème est que rire et afflux sanguin dans les parties spongieuses de l'être de sexe mâle n'étant pas compatibles, mon jeune amant n'a jamais pu repartir. Et ça, pour moi, ce fut l'affront suprême.
J'ai quitté le salon à poil et fière comme un pou en menaçant de me finir toute seule et en lui jurant qu'il se la mettrait derrière l'oreille durant toute la semaine, mais tout ce que j'ai eu comme réponse fut un éclat de rire convulsif.
C'est décidé, la prochaine fois, j'éteins d'abord la télé... et j'emporte mon vibro.

19.11.2008

Mais au fait, qu'en est-il du porno pour femmes ? #3

Bienvenue à ce troisième (et sans doute dernier) opus de mes réflexions sur le porno pour femmes. Je vous disais la dernière fois en vous quittant que j’allais aujourd’hui parler de l’aspect idéologique du porno. Si si, idéologique. Car en effet, ce qui n’est pour certains qu’un « support pour branlette hygiénique » comme le dirait si bien Comme une image, est pour d’autres une vocation, un art en soi qui peut servir à lever les foules (on ne dira pas quelle partie de leur corps) et avoir une certaine esthétique. bouche.jpg

Tenez, pour preuve, même libé en parle. Alors, le porno est-il devenu l’affaire de quelques bobos désireux de se la raconter, ou bien est-on en train d’assister à la naissance d’un nouveau genre cinématographique ? Enfin nouveau, nouveau, je me comprends. Dès que les hommes ont eu des caméras dans les pattes, ils ont commencé à filmer du porno.

Toujours dans l’idée de chercher ce qui pourrait faire « bander » les femmes, je suis allée parler avec mon pote Vincent, plutôt calé sur la question…

Moi : Il y a quelque chose que je ne comprends pas, c’est pourquoi dès qu’on clique sur youporn ou redtube, on tombe sur une femme en train de se faire sodomiser…

Vincent (temps de réflexion): Je pense que la sodomie est aux années 2000 ce que la pipe était aux années 80 !

Moi : Tu peux préciser ?

Vincent: Les 80' étaient les années de la pipe, le truc à la mode et un peu "hard" (je ne parle même pas d'avaler). Dans les années 90' la mode est aux homos, qui sont tellement plus "cools".

Moi: Je vois

Vincent: Moralité dans les 2000 on applique ce qui est branché chez les homos, c'est-à-dire la sodomie.

Moi: Intéressant… Mais est-ce que tu crois que dans une optique "porno pour femme" la sodomie a sa place ?

Vincent: Et bien oui, parce que c'est à la mode, et que certaines aiment VRAIMENT ça (crois-moi), mais avant il ne fallait pas trop le dire. C'était trop trash alors que maintenant c'est "hype".

Moi: Comme les sextoys en quelque sorte.

Vincent : Les sextoys je pense que c'est la prochaine étape. Mais pour revenir à la sodomie, il ne faut pas croire que c'est attaché à notre époque. Les romains pratiquaient très régulièrement la sodomie, les fellations, les partouzes…

Moi : Donc finalement, tout est question de mode, même si tout s’est toujours pratiqué, et à priori tout pourrait fonctionner pour les femmes ?

Vincent : Exactement !

Après cette discussion fort instructive, mon ami Vincent m’a dirigé vers le très intéressant (bien que terminé) site de John B Root. Alors oui, petits pervers, vous pouvez rire de son pseudo. Il n’en reste pas moins que cet homme est un philosophe, que dis-je, un idéologiste de la pornographie. Et de surcroît, pas le dernier en matière de féminisme.

« Si, au lieu de présenter de pauvres vidéos bâclées, ennuyeuses pour une bonne part, mettant en scène de la gymnastique misogyne par bêtise et filmée par des amateurs parkinsoniens, le porno offrait des films drôles, bien foutus, des œuvres d’auteur aphrodisiaques, des histoires de désir et de plaisir, [les débats anti-pornos n’auraient jamais eu lieu]. Il ne serait venu à personne l’idée de faire du porno le bouc émissaire des maux de la société s’il était enfin devenu un genre cinématographique, comme le western, la comédie sentimentale ou le polar, avec ses règles, ses petits maîtres et ses fan-clubs. Mais hélas... »

Et oui, tu l’as dit Johnny. Ce qui est d’ailleurs assez surprenant, c’est que les actrices ou réalisatrices de film de cul ne se prennent pas du tout pour des objets sexuels. Tombée par hasard il y a quelques jours sur une séquence de « tracks » sur arte où une actrice de film de cul s’exprimait, j’ai pu constater qu’elle était comme beaucoup étonnée, voire choquée qu’on la traite d’antiféministe ou qu’on l’accuse d’avilir la femme. Car en effet, si les films de cul étaient réalisés comme des films banals, c'est-à-dire avec un scénario, une idée à transmettre et le respect de ses acteurs, peut-être n’aurions-nous plus cette vision de la femme objet, et peut-être cela pourrait profiter à tout le monde… les hommes y compris ! Car qui a réellement envie d’une compagne sans émotions qui hurle dès qu’on la touche et écarte les jambes devant le premier venu ? Si c’était le cas, une poupée gonflable dotée d’une mini banque de son suffirait largement. Mais je vais de nouveau laisser la parole à John B Root qui parle de tout ça beaucoup mieux que moi :

[…] La réponse est dans le regard que porte certains de nos concitoyens sur l’acte sexuel et sa représentation. C’est ce regard qui est sale, pas les films.Lorsque vous allez au restaurant, vous vous offrez également une satisfaction physiologique, non ? Ce n’est pas une raison suffisante pour que vous vous transformiez en animal, déféquiez sur la table et mangiez de la charogne en grognant. Pas plus que je n’aime faire l’amour avec une fille qui me dégoûte, je n’aime avoir le sentiment, si je me branle devant un porno, que je suis un goret. Je n’aime pas avoir honte de moi quand j’ai joui et j’ai besoin de ma tête pour parvenir à un plaisir de qualité. Je suis un gourmet, pas un goinfre. J’ai donc besoin que ce que je vois à l’écran s’adresse à la fois à mes sens et à mon intelligence. Je veux pouvoir dire sans mentir à la fin d’un porno qui m’a plu : Ah, c’était un bon film !
Et si j’étais seul dans ce cas ? C’est cette interrogation-là qui me donne des cauchemars. Rassurez-moi.

Mais non John, tu n’es pas le seul. Mais j’irai même plus loin. Figurez-vous que les femmes aussi ont des désirs sexuels. Et oui ! Tout comme John nous aimons bien aller au restaurant, et nous avons également certains fantasmes, et certains besoins qui méritent d’être satisfaits. Bien sûr, je sais que vous savez déjà tout ça, mais ça ne fait jamais de mal de répéter les choses plusieurs fois. (cherchez pas, ça doit être mon côté prof… enfin maîtresse… enfin bref, je m’égare) Donc, comme mesdames et mesdemoiselles ne doivent pas être en reste, je tiens à terminer ce volet sur un lien du seul site qui m’a vraiment donné chaud, (pourtant dieu sait qu’on se les caille chez moi), celui du grand esthète Andrew Blake. Pourquoi ça marche ? Un soupçon de perversité, un zest de douceur, plein de caresses, un maximum d’esthétique, et ce tout en lenteur… et pourtant, c’est un homme qui réalise… Enjoy…

07.11.2008

Mais au fait, qu’en est-il du porno pour femmes ? #2

Nous revoici donc pour ce deuxième opus consacré au porno pour femmes. La dernière fois, je vous quittais en évoquant notre pervers et psychopathe ami Lars Von Trier. Notons tout d’abord que malgré la haine profonde que je voue à cet homme, l’idée de créer une filiale de sa boîte de prod Zentropa qui serait dédiée au porno pour femmes (ou pour homo mais bon là je vois pas trop le rapport) est très louable. Cher Lars, merci de vos petites attentions. Arrêtez de maltraiter vos acteurs, mais continuez à chercher ce qui pourrait donner du plaisir au double X. (Haha ce jeu de mots.) Hum bref je reprends.

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Je suis donc allée faire un tour sur Innocent pictures. Je préfère vous mettre en garde jeunes perverses que vous êtes, la plupart des trailers téléchargeables s’arrêtent au moment intéressant et sont donc assez frustrants. Par contre certains dialogues impayables valent franchement le détour. Je peux par exemple vous diriger vers une scène du film Constance qui donne envie, mais où il faut passer les deux premières minutes bien chiantes. Appréciez au passage l’esprit gothique de cette séquence et le fait que pour le coup, c’est le mec qui se tripote pendant des heures, même si l’intérêt m’échappe autant que quand c’est une fille qui le fait. Dans le genre dialogue de haut niveau, vous avez également Pink prison qui s’arrête évidemment là où on aimerait que ça commence. Je vous rajoute aussi pour info All about Anna qui a eu pas mal de succès. Perso ça m’a fait rire mais pas beaucoup plus. En allant sur wiki, j’ai appris que le but d’Innocent pictures  était de « rompre avec certains clichés du porno et des rapports de domination qui le sous-tend ». J’ai effectivement remarqué que dans les vagues trailers que l’on voit, les rapports sont inversés (enfin par rapport au peu que je connais du porno). Ce sont les mecs qui se touchent, les femmes qui font le premier pas, et la femme n’est jamais humiliée ni représentée comme servant uniquement le plaisir du mâle en rut. Après bon il faudrait voir le film en entier pour avoir un avis définitif, mais je vous avouerai que je ne pousse pas la dévotion jusqu’à claquer de la thune pour écrire mes articles. Notez que si vous voulez me faire un don, je vous ferai parvenir mon RIB avec grand plaisir. (quoi je suis intéressée ? mais ho je rigole) Enfin bref. Pour revenir à nos moutons pornographiques, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il faut reconnaître à « innocent pictures » qu’ils se prennent tout de même le chou pour savoir comment donner du plaisir aux femmes. Ils tentent même une approche scientifique ici (trailer à dl).

Ceci étant dit, je ne pouvais bien sur pas écrire un billet sur le porno pour femmes sans citer second sexe. Le projet qu’ils ont mené, les X-Plicits films, consistent à faire prendre la caméra à des actrices/réalisatrices assez connues telles que Arielle Dombasle (sisi) ou Mélanie Laurent pour qu’elles réalisent LEUR film X. Pour voir le teaser, cliquez ici. Le concept est de prendre le contrepied la pornographie masculine où

«La multiplicité des gros plans, mettant en scènes des morceaux de corps rendus abstraits, réduit à néant l'érotisme de la chair. Fesses et seins sont présentés à profusion. Mais la caméra ne s'attarde jamais sur le galbe d'un pied ou la finesse d'une nuque, dont l'aptitude à susciter le désir est pourtant loin d'être inexistante. »

car

« c'est bien le corps féminin qui est le centre d'attraction. Seul impératif auquel doivent répondre les hommes dans les films X : tenir leur érection. Alors que les femmes se doivent d'être belles, de se cambrer en battant des paupières et de tenir leurs cheveux pour ne pas cacher la fellation qu'elles sont en train d'exécuter.
Aucune identification possible à travers ces personnages factices, cloîtrés entre les panneaux d'un décor de carton-pâte. Et quelle excitation possible pour une femme,  lorsqu'une greluche minaudant se transforme en chienne en chaleur, un quart d'heure après avoir rencontré un mâle en rut, et feint un orgasme qui ne trompe personne, seulement après quelques minutes ? »

Sur ce point là, je dois dire que je rejoins tout à fait second sexe, car s’il y a bien un truc qui m’a toujours perturbé dans le porno, ce sont ces nanas qui donnent de grands coups de cheveux à leur partenaire tout en se léchant les tétons. Car même si j’arrive à le faire (et oui, fantasmez là-dessus) je ne vois aucunement l’intérêt de la chose si c’est moi qui le fait… ni comment ça pourrait me faire jouir.

Comme une bloggeuse bien disciplinée, j’ai soigneusement parcouru le site. J’ai tout de même été un peu déçue, car comme sur « innocent pictures », si on veut passer aux passages intéressants, bah il faut payer.

Ceci étant dit, on trouve deux trois choses intéressantes sur ce site, comme par exemple cette interview de Erika Lust, réalisatrice de films X qui a moultes choses intéressantes à dire et qui fait ce genre de choses, ou bien cet autre article qui se pose également la question du désir féminin. Si vous avez quelques doutes existentiels sur votre sexualité, vous pouvez également consulter les conseils du docteur O et, si les conseils ne vous conviennent pas, certaines questions m’ont fait avaler mon coca de travers tellement elles m’ont fait rire.

Alors, bande de petits pervers, ça vous a plu ? Rendez-vous rapidement pour le troisième billet où nous allons nous intéresser à l’aspect philosophique, voir idéologique du porno, avec bien sûr, toujours de quoi se rincer l’œil et alimenter notre imaginaire.

 

© Photo: corps circuit

05.11.2008

Mais au fait, qu'en est-il du porno pour femmes ?

Préambule 1 : Attention, le texte et les liens de cet article sont NSFW et ne conviennent pas aux mineurs ou aux âmes sensibles !

Préambule 2 : Ce qui devait à la base être un petit billet s’est finalement révélé être une opération de grande ampleur, passionnante et passionnée. Ce ne sera donc pas un seul article, mais une saga en plusieurs billets à suivre… en espérant que ça dure longtemps… oh oui, longtemps !

 

Je me suis posée cette question existentielle il y a quelques années déjà quand, récupérant les fichiers du disque dur crashé du pc de mon colloc, je suis tombée sur cette intéressante vidéo japonaise.

 

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Essayez d’imaginer une cinquantaine de japonaises survoltées en mini-jupe dans une ambiance rose et pleine de paillettes se jeter sur un mec, le foutre littéralement à poil, le sucer à tour de rôle, puis finalement prendre possession de leur désir à elle, le mec étant l’objet de leur plaisir. Dans la suite de « l’émission », l’une des filles est tirée (au sort bien sûr…) pour se faire troncher dans la joie et la bonne humeur devant toutes ses copines attentives (c’est limite si elles prennent pas des notes). Déjà, ça donne des idées. Mais imaginez maintenant que les autres filles, qui commencent à être un peu excitées, aillent gentiment se toucher dans des salles prévues à cet effet avec un miroir sans tain d’où elles peuvent suivre l’aventure de leur copine chanceuse, tout en ayant au choix des sextoys, un homme ou une femme (ou tout ça à la fois) pour se distraire. Tout ça bien sûr à la japonaise, on papote, on se dit bonjour 15 000 fois avant de baiser et bien sûr… les parties « sensibles » sont floutées.

Bien. Si vous arrivez à vous imaginer tout ça, vous aurez une vague idée de ce à quoi ressemble le porno à la japonaise et de l’intérêt qu’il a pu procurer à mon petit cerveau. C’est en effet la première fois que s’est posée à mon esprit l’éventualité d’un film porno fait exprès pour des femmes. Est-ce que cela existe ? Est-ce que ça aurait un intérêt quelconque ? Qu’est-ce qui diffèrerait vraiment du porno « classique ? »

 

Bien que totalement dilettante en la matière, je n’en reste pas moins une femme qui s’intéresse à ce qui touche à la sexualité de son genre, sachant qu’on en parle un peu de nos jours… mais jamais assez. Je suis donc allée me balader sur le net en tachant de répondre à ces questions épineuses. Il apparaîtrait que nous, les femmes, serions plus enclines à préférer les sentiments et les longs baisers. Okay, bon ça paraît un peu léger mais admettons.

Ce qui me semble, à moi, plus important c’est la situation.

Car voyez-vous, dans mon émission pour jeunes perverses, je trouve que tous les ingrédients sont réunis pour avoir une recette qui pourrait plaire aux femmes.

Tout d’abord, ce n’est pas trash. Car figurez-vous chers bloggeurs que pour écrire cet article,

j’ai même poussé le vice jusqu’à aller faire un tour sur youporn (rhalala cette dévotion quand même) et à part des meufs très moches qui dansent en se touchant la chatte (ça c’est juste drôle), j’ai trouvé ça bien violent et glauque à souhait. En tout cas, rien de très « girly ». Mon pote Vincent, (qui a quitté LR pour suivre la merveilleuse aventure de notre âne préféré) m’a expliqué que youporn, c’était que du gonzo (comprendre du faussement amateur) et donc forcément plutôt trash et pas très intéressant, en tout cas rien qui pourrait correspondre aux fameuses « scènes passionnées de caresses et de baisers ».

 

Hors, certaines personnes qui se sont longuement penchées sur la question, (c’est le cas de le dire) sont allées demander aux femmes ce qu’elles aimaient. Il en ressort que, en gros, tout fonctionne, sauf l’éjaculation faciale. (le sondage aurait été réalisé par la femme de Lars Von Trier qui a créé une boîte de prod de porno pour femmes, mais je reviendrai plus en détail sur le sujet par la suite) J’irai même jusqu’à dire (bon mais ça c’est très personnel) que les fluides en général ne sont pas fait pour m’exciter, du moins dans un film porno, ça va de soi (oui je garde quand même dans le domaine du confidentiel ce qui marche sur moi IRL). Et donc si je reviens à mon fameux porno pour femme japonais, un de ses points faibles qui devient finalement un avantage est que tout est flouté. Au début on est frustré, mais finalement l’imagination travaille plus et ainsi on nous épargne les projections douteuses et les images où nous les fifilles bien intentionnées risquerions de faire « ouh c’est pas joli !! » Comme on ne voit pour ainsi dire rien, tout est laissé à notre imagination… et ça c’est fort…

 

Dans la suite de ce billet, nous verrons ce que donne le fameux porno pour femmes de Lars Von Trier, et je vous ai également préparé plein de liens de ce que j’appellerai du porno soft qui serait susceptible de séduire les âmes les plus sensibles. D’ici là mes p'tits canards (vibrants ?), ne soyez pas trop sages et surtout, faites appel à votre imagination…

28.09.2008

First date blues

Ah, le premier rencard, que d’émotions, que de maquillage, que de «Comment je m’habille? Sex or casual? » et puis surtout, que d’angoisse…

firstdate.jpgOn vient juste de le rencontrer, il paraît charmant, attentionné, maintenant comment savoir s’il sera un coup d’un soir ou celui avec qui on choisira le nom du 3ème enfant? Ou bien peut-être que ce ne sera qu’un échec total, avec baiser foiré en fin de la soirée qui ne donne même pas envie de l’allonger sur son édredon rose d’éternelle célibataire. Peut-être encore sortira-t-il la phrase de trop qui va nous exaspérer et nous donner envie de le pousser sous la première rame de métro qui passe.

Alors pourquoi tant de stress? Pourquoi avons nous l’impression de jouer notre avenir sur un simple rendez-vous? La réponse est simple. On approche de la trentaine (enfin, moi en tout cas), on se dit allez cette fois-ci il FAUT que ça marche, en plus je suis en fin de cycle, si dans 15 jours on est encore ensemble, cette fois-ci je ponds un mioche… Je caricature? Un peu, certes, mais pas tant que ça. En tout cas je n’en ai plus l’impression quand ma mère me demande pour la 15ème fois de la semaine, « alors, tu nous le présentes quand ton copain? » ou quand ma tante m’explique posément que « tu sais ma fille, 25 ans, c’est la date de péremption, alors 28 je te dis pas… ». Sans compter notre horloge biologique qui nous rappelle régulièrement que malheureusement, pour les femmes, il y a un âge limite pour concevoir…

Bref, tout ça me ramène à ce putain de premier rencard que l’on va fantasmer pendant une semaine pour finalement se retrouver encore plus déçue qu’au départ… Alors que faire? J’ai eu une soudaine inspiration en regardant un grand chef d’œuvre du 7ème art américain où l’on voit un mec qui conseille à son copain de… s’auto-satisfaire dirons-nous avant d’aller affronter sa dulcinée.

Même si dans ledit chef d’œuvre, la scène se termine par Cameron Diaz utilisant le sperme de Ben Stiller comme gel, je trouve qu’il y a là-dedans une idée à prendre. J’irai même plus loin, je pense que nous devrions systématiquement baiser avant d’aller à un premier rendez-vous. C’est pourtant simple non? Un taux hormonal plus bas, une certaine satisfaction et des pensées plus claires, et surtout cela enlèverait ce malheureux désir de vouloir plaire à tout prix même quand Jules est odieux avec les serveurs ou tient des propos sexistes à faire rougir De Villiers.

Et oui, mais pourtant ce n’est pas si simple. Cela voudrait dire qu’avant chaque premier rencard, il faudrait avoir sous la main le mec qu’on connaît bien, sympa, bon amant et de préférence marié avec 3 gosses pour éviter tout lien émotionnel. Malheureusement, ce spécimen là, je ne l’ai pas sous la main.

Pourquoi pas donc commencer par orienter ses rencards de manière à trouver l’amant idéal, et une fois ce léger détail technique réglé, il ne me resterait plus qu’à chercher l’âme sœur avec plus de sérénité. Si j’arrive un jour à cet exploit, je viendrai vous le raconter. D’ici là, heureusement qu’il me reste mon index et mon majeur…