24.12.2008
La playlist du jour # 1
Même si je n'en parle pas très souvent sur ce blog (à part dans cette note là), il m'arrive d'écouter de la musique classique.
Alors en cadeau de Noël, je vous offre une mini sélection d'un compositeur que j'aime beaucoup, et qui s'incrit dans les compositeurs contemporains sans tomber dans la musique élitiste ou atonale. Je pense que c'est une bonne approche pour les réfractaires au classique car pour un minimaliste, ça reste très audible. Il a même fait la musique du très beau film The Hours. (oui à l'heure où j'écris cette note il est tard, donc je wikipédie.)
Cette playlist est très brève et bien sûr très insuffisante, mais j'ai essayé d'y mettre un peu de tout et j'espère surtout qu'elle vous donnera envie d'aller voir ce qu'il a fait d'autre.
07:04 Publié dans Culture (ou ce qui s'en rapproche) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : philip glass, the hours, musique minimaliste, atonalité
23.12.2008
Quand j'étais petite...
Quand j’étais petite, j’adorais regarder les grues. Dès qu’on voyait un de ces engins mécaniques démesurés, il fallait s’arrêter 5 bonnes minutes pour que la petite lève les yeux au ciel en murmurant en boucle « les grues… » comme une litanie obsessionnelle, consécration enfantine des paysages industriels. Aujourd’hui encore, il m’arrive de lever les yeux au ciel et de m’arrêter un instant, comme fascinée par ces oiseaux étranges qui touchent le ciel et soulèvent des montagnes.
Quand j’étais petite, je n’aimais pas le rose. Ni le violet. Ni le bleu. Quand on me demandait quelles étaient mes couleurs préférées, je répondais invariablement « le noir et le jaune. » Allez savoir pourquoi… ce n’étaient peut-être pas celles que je préférais, mais celles qui m’effrayaient et m’impressionnaient le plus. Le mélange du noir sans âme et du jaune qui écœure. Le noir pour se souvenir des cauchemars d'enfant et le jaune pour se rappeler d'aimer tout ce qui brille.
Quand j’étais petite, je n’aimais pas l’école. La maternelle a été une torture prolongée de trois longues années. Et pendant très longtemps, les odeurs d’école m’ont fait comme un creux dans le ventre. Il m’arrive encore aujourd’hui quand je rentre dans une école de me retrouver une seconde comme paralysée par les souvenirs de cette époque. L’odeur de l’école. L'odeur de la peinture. L'odeur des autres enfants, de leur méchanceté et leurs sarcasmes.
Quand j'étais petite, je faisais la collection des cailloux. Je les aimais tous. Des galets gris et moches qu'on ramassait près du lac jusqu'aux pierres de toutes les couleurs que l'on achetait dans les magasins. De l'améthyste à l'oeil du tigre, je les avais toutes et je connaissais leurs noms. Mais je n'aimais pas les bijoux. Il m'est arrivé de pleurer quand le père Noël insidieux m'offrait des colliers au lieu de m'apporter de vrais jouets.
Quand j’étais petite, je n’aimais pas les poupées. J'aimais mon garage avec son toboggan que les voitures pouvaient descendre à toute allure. Pendant que mes sages cousines construisaient des univers idylliques pour êtres en plastiques, je mettais de l'essence, je faisais des supers dérapages et je laissais mes voitures se reposer au parking durant la nuit. Plus tard, je n’ai jamais rien tant aimé que les voitures qui changeaient de couleur...
... Et maintenant que je suis grande... Maintenant il y a du rose partout dans ma chambre, dans mes vêtements, et jusque dans mes draps. J'ai peur de conduire et je suis à peine foutue de distinguer une R5 d'une porsche. Je me lève aux aurores chaque matin pour aller travailler dans une maternelle. Et pourtant... je passe toujours des heures à rêvasser devant les grues. Je n'aime toujours pas les bijoux et je préfère encore une bonne partie de Crazy Taxi à une séance de maquillage gratuit chez Séphora. Je passe encore des heures devant les Walt disney en me nourissant exclusivement de glaces. Je suis encore capable de rire aux éclats quand quelqu'un se vautre dans la rue et de péter les lattes du lit à force de sauter dessus.
Grandir, gagner sa vie, d'accord. J'ai du faire quelques concessions à cette petite fille qui n'en faisait jamais. Mais j'ai cette chance de me souvenir de tout, et de tenter quand je peux de lui rester fidèle et de ne pas être qu'une de ces adultes qui ne comprend décidément rien à rien.
01:45 Publié dans Et moi et moi et moi et moi alors ? | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : enfance, souvenirs, maternelle, voitures qui changent de couleur
21.12.2008
Eternal sunshine of the spotless mind
Je ne veux pas ici faire une critique d'un de mes films cultes, mais juste m'appuyer sur la sensibilité hors norme de Michel Gondry pour évoquer un sujet qui me tient à coeur. Parce que je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais chez moi, Noël c'est toujours une organisation assez terrifiante. Combien de Noëls cette année ? Dans quelle ville est-ce qu'on se retrouve ? Il faut faire bien attention que Machin ne croise pas Machine, sinon c'est le drame assuré. Et n'oublions pas que Francine refuse toujours d'adresser la parole à Francis... Et puis bien sûr, il y a tous ceux qui sont divorcés. Et avec qui il faut composer. Tant bien que mal.
Je vais peut-être passer pour une fille "bien-pensante", ou pour une gamine qui croit encore au père Noël, mais il m'arrive encore souvent de repenser aux immense tablées des Noëls de mon enfance. Où si l'on faisait deux Noëls, c'était pour voir la famille des deux parents.... tous ensemble. Les enfants courraient dans tous les sens, les adultes étaient un peu éméchés, mais ils souriaient et se racontaient des blagues vaseuses. Et les couples se tenaient par la main.
Aujourd'hui, c'est une tout autre histoire. Il faut faire trois ou quatre Noëls pour réussir à voir un tiers des gens. Et le reste, on sait qu'il y a certains parmi eux que l'on ne reverra sans doute jamais plus. Parce que "papa" est parti, parce que "maman" vit à l'autre bout du monde. Je sais que les divorces sont monnaie courante. Je sais qu'on s'en sort toujours tant bien que mal. Je sais que certains pensent que c'est formidable d'avoir deux doudous et deux fois plus de cadeaux... Mais je me demande si parmi toute cette merde et toute cette douleur que l'on impose aux enfants, une partie ne pourrait pas être évitée.
Parce qu'un couple, ça se travaille.
Parce que l'amour, ça se construit.
Parce que se marier à 22 ans et divorcer à 30, tout le monde peut le faire.
Pourtant, quand je vois le regard de Jim Carrey se poser sur la frimousse déjantée de Kate Winslet, je me surprend à y croire encore. Croire que l'amour n'est pas toujours une chose impossible. Je me dis que s'il existe encore des fous comme Michel Gondry capables d'y croire, il reste peut-être une chance pour les gens comme moi.
Sous la plage enneigée de Montauk, même les filles aux cheveux teintés au bleu de méthylène ont le droit d'être regardées. Aimées. Sous la caméra amoureuse de Michel Gondry, j'aime à croire que même les filles comme moi ont le droit à une seconde chance.
Alors juste de temps en temps, pour ceux qui se plaisent à répéter que ' les enfants de divorcés finissent toujours par divorcer ', pensez un peu à ces mômes là qui n'ont pas choisis leur sort et aimeraient bien ne pas finir comme leurs parents du mauvais côté des statistiques. Même si peu de gens croient en l'amour, que certains même vont jusqu'à trouver cela dépassé, laissez les rêveurs rêver en paix...
12:18 Publié dans Culture (ou ce qui s'en rapproche) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : divorce, famille, noël, jim carrey, kate winslet, michel gondry, eternal sunshine of the spotless mind
11.12.2008
Petit dictionnaire des expressions à la con
Moi, les expressions à la con, j'adoooooore. Ca doit être mon côté old school, (ou old tout court), ou bien le bon sens populaire qui a poussé avec moi mais bien malgré moi à cause de mes origines sudistes, allez savoir. Toujours est-il que de manière innopinée, fortuite ou parfaitement volontaire, il m'arrive régulièrement de sortir des expressions vraiment très cons qui jettent parfois un silence perplexe parmi mes auditeurs, voire un franc foutage de gueule, ce que je peux difficilement leur reprocher. Voici donc un petit florilège des choses les plus absurdes qu'il m'est arrivé de sortir. 
- "A fond les ballons". Celle là y'a pas à chier, c'est vraiment la honte. Un truc que même nos parents n'auraient jamais osé dire, c'est dire. Admirez cependant le double ridicule de cette expression tenant qui tient autant à la rime stupide qui la compose qu'à la métaphore grossière qu'elle emploie et vous l'apprécierez à sa juste valeur. Je suis d'ailleurs capable l'employer deux fois dans la même phrase sans en être choquée le moins du monde. Mais ça, c'est juste parce que je suis "trop bat" comme fille.
- " Chat échaudé craint l'eau froide". Tout droit sortie de la sagesse populaire, cette expression nous apprend que même nos expériences douloureuses peuvent servir à quelque chose, en l'occurence à ne pas recommencer. Un exemple simple peut très bien illustrer ce proverbe. Prenons la situation où: "tiens je vais mettre ma main sur la plaque brûlante voir si je l'ai bien éteinte ah tiens elle a l'air encore chaude ah oh oula au secours ça brûle ah je souffre bon décidément je l'avais pas éteinte tiens la paume de ma main après avoir viré au rouge prend une étrange couleur noîratre au fait c'est quoi déjà le numéro du SAMU ?". Voici le genre d'expérience que peut "échauder" un chat (sauf que dans l'histoire le chat c'est nous, je précise pour les rangs du fond), et qui risque potentiellement par la suite de lui faire craindre l'eau froide. La résolution de l'exemple précité pourrait ainsi être : "tiens une plaque électrique si j'allais vérifier que je l'ai bien éteinte hum tiens j'ai comme une impression de déjà vu c'est étrange quand j'approche ma main de la plaque ça chauffe ah oh oula mon dieu je me souviens maintenant d'une douleur horrible la plaque est méchante ouh la vilaine plaque qui m'a déjà brûlée je vais plutôt faire le test en jetant de l'eau dessus." Et voilà comment nous apprenons de nos expériences. Bien sûr, le proverbe fonctionne aussi pour les êtres humains ayant un QI de supérieur à 62, mais je tenais à m'assurer que tout le monde avait bien compris. (notez au passage la pédagogie édifiante dont fait preuve votre bon personnel de l'éducation nationale).
- "Y'a baleine sous gravier." Cette expression provoque généralement l'hilarité de ceux qui l'entendent (et ne la connaissent pas). Malheureusement comme toute bonne expression, plus le bouche à oreille la véhicule, plus tout le monde la connaît. (En même temps c'est un peu le but du bouche à oreille.) Et donc elle devient moins drôle. CQFD. La signification en est toute simple, une baleine sous un gravier, ça se voit vachement plus qu'une anguille sous une roche. Alors pour rester dans les exemples simples, prenons Mérédith Grey quand elle lance son œillade insupportable pour la 25ème fois au trop beau docteur Sheperd, nous pouvons établir le corollaire que la baleine c'est Méredith et qu'elle va bientôt finir sous le gravier Sheperd dans une position qui n'a rien de médical. Quoique, d'anatomique un petit peu quand même. D'où le nom de la série. L'expression possède également une variation: "y'a cachalot sous gravillon". Enfin là ça commence à se voir beaucoup.
- "C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres." Voilà une expression que j'affectionne particulièrement et que je m'empresse de sortir à tout bout de champ car elle a le grand avantage de n'avoir aucune signification. Elle a de plus le grand intérêt de pouvoir commencer sa phrase sans se retrouver à la fin comme un con qui répète en boucle "c'est la porte ouverte à... heu...c'est la porte ouverte à... bon enfin bref faut la fermer cette putain de porte métaphorique!!" Ca me rappelle un peu toutes les absurdités que l'on peut sortir en classe pour que les élèves se taisent enfin, du genre : "faites le silence pour qu'il y arrête d'y avoir du bruit !" ou bien " je t'assure que si tu continues à faire ça je vais te dire d'arrêter !" Heureusement que les enfants (désolée pour l'image) sont un peu comme les animaux; ils réagissent plus au ton employé qu'au sens réel de la phrase. Tant mieux sinon l'enseignement perdrait rapidement toute crédibilité. Dans les expressions du même acabit, nous pouvons également citer la très belle phrase d'Hubert-Félix Thiéfaine: "Si ça continue faudra que ça cesse !"
D'ailleurs, je vais immédiatement arrêter cet article car si ça continue, faudra que ça cesse autrement vous allez croire qu'il y a baleine sous gravier et ça franchement c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Heureusement que chat échaudé craint l'eau froide et que je sais aujourd'hui m'arrêter à temps, ça vaut mieux que de s'exciter à fond les ballons, même si quand même les expressions à la con c'est vraiment trop bat.
18:00 Publié dans Et moi et moi et moi et moi alors ? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : expression, sagesse ancestrale, humour, proverbe
10.12.2008
Noël à Paris
Les lumières de la ville miroitent dans les flaques de neige fondue.
Sur les rails du tramway brillent les couleurs chimiques des décorations bariolées.
Dans l’air, il y a comme un parfum de froid.
Dans le wagon où tout est calme règne comme un parfum de sommeil.
Ce midi, la neige est tombée.
Dans la cour de l’école, les mômes des cités ont ouvert grand leurs bouches pour attraper les premiers flocons.
Et j’avais envie de faire comme eux.
Je regarde au dehors les lumières floues de la ville par la fenêtre crasseuse.
Le froid, la neige, les rues sales. Les enfants déchaînés et les adultes épuisés.
Des rêves de sapin, de paix illusoire dans les chaumières. Des envies de ballade main dans la main.
Du blanc dans nos mémoires et un peu de bleu en guise d’espoir. Du vert qui n’est plus là jusqu’au rouge de nos histoires, pas de doute, c’est déjà Noël.
Je regarde les rails briller et défiler dans le scintillement orange de la nuit qui commence à tomber.
Sous le rose du couchant parisien, j’attends Noël et ses lueurs trompeuses.
Dans les rues qui scintillent, je marche le nez au vent juste pour sentir l’odeur du froid.
L’odeur du changement.
Sous les guirlandes glaciales de l’hiver parisien, j’attends que la nouvelle année commence et avec elle ses nouveaux départs.
Sous le froid glacial de l’hiver parisien, j’attends que commence une nouvelle vie. Une nouvelle chance.
Enfin.
Crédit photo: Mikchoko via flirck
12:32 Publié dans Et moi et moi et moi et moi alors ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : neige, noël, paris, décorations, changement, nouvelle année
08.12.2008
Liens vraiment très cons #1
Je sais que j'ai tendance à délaisser ce blog ces temps-ci, donc pour me rattraper avant de remettre des vraies notes trop bien trop intéressantes trop cul(ture) et tout ça, voici un petit lien à la con qui m'a beaucoup fait rire et qui donne aux geeks un espoir de se reproduire. (Merci à Ivain pour le lien)
http://www.pcinpact.com/actu/news/47304-spermatozoide-usb...
18:07 Publié dans Geekitude | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : spermatozoïde, usb, geek, espoir de reproduction
01.12.2008
Je suis un boulet
Il y a des jours comme ça... Des jours où on est tellement crevé, ou tellement énervé, ou peut-être qu'on a juste Vénus dans l'alignement de Jupiter et que ça fout vraiment le bordel au niveau astral...bref, des jours où l'on ne fait QUE DE LA MERDE. Allez savoir pourquoi, mais ces jours là pour moi, c'est pas tous les jours, mais pas loin. Pourtant je ne suis pas blonde. Mais des fois on dirait. Comme la fois où..
... j'ai pris son rasoir pour ma brosse à dent (c'est fou comme un bic rose ressemble à une brosse à dent rose. D'ailleurs depuis j'arrive pas de visualiser ce qui serait arrivé si j'avais prolongé mon geste. Arg. ==>Eau rose également ?? Re argh.)
Le rasoir 1, ma langue 0.
... j'ai voulu me faire un café. Je soulève le machin de la cafetière pour mettre la dosette. J'appuie sur le bouton. Je reviens 2 minutes plus tard pour trouver du café partout sauf dans la tasse, et un bordel monstre dans la cuisine. Je m'énerve, je recommence. Putain. 3 fois de suite pour me rendre compte que j'avais pas viré la dosette précédente et que du coup ça débordait sur les côtés.
Cafetière 1, sol de la cuisine 0.
... j'ai eu une inspection au taf. Un lundi. La conseillère repart en me demandant de lui écrire un mail dans la soirée pour qu'elle puisse me débriefer le vendredi suivant... Jeudi soir, à 22 h45 devant mon pc: "Meeeeeeeeeeeeeeeeeerde putain le mail j'ai trop zappé !!! Bordel de sa reum je vais me faire démonter ma race !!" (et oui, la boulettude ça rend vulgaire). 23h12, le mail est rédigé. Je cherche son adresse mail, aucune idée d'où j'ai bien pu la foutre. Je retourne mes poches, mon sac, je cherche dans mon jean, j'ai beau réfléchir, rien à faire. Bon pas grave, je vais le retrouver sur le site de l'inspection. Et ce soir là (mais sans déconner j'ai vraiment pas de bol), c'est CE SOIR LA que le serveur de l'inspection a eu la bonne idée de planter... Résultat, j'ai finit par envoyer le mail à minuit à la secrétaire en espérant qu'elle lui ferait suivre. Bien sûr la personne concernée n'a jamais reçu le mail. Heureusement pour moi, elle ne l'a pas mal pris et j'ai même réussi ce faisant à échapper au débriefing. Au final, j'ai retrouvé son adresse le lendemain dans la poche de ma veste, là où je l'avais laissé, poche que j'avais vérifié une douzaine de fois...
Boulettude 1, éducation nationale 0.
... j'étais à l'auto-école. On vient de se garer, le moniteur me demande de repartir. Complètement hystérique, je fais mes vérifs, la ceinture, ok, je passe la première, je cherche doucement le point de patinage... rien ne se passe. Je jette un regard désespéré au moniteur et lance d'un ton plaintif: "mais ça marche pas !!" Celui ci me regarde d'un air ahuri et me demande si je ne suis pas une vraie blonde en fait. Mon regard niais passe de ces yeux au tableau de bord. Je lui lance un grand sourire stupide. C'est sûr, quand on tourne la clef pour faire démarrer le moteur, ça marche vachement mieux quand même.
Mécanique automobile 1, féminisme 0.
... j'ai fait passer mon lecteur mp3 à la machine à laver. (décidément, moi et la vie domestique...) Le pire, c'est qu'il n'est pas mort. J'étais même fière de sa survie dépassant les lois de l'électronique. 3 jours plus tard aux chiottes, je me relève pour tirer la chasse et j'entends... plouf ! Et si, le lecteur mp3... Allez savoir pourquoi il n'a pas survécu à ça. (et pas de commentaires déplaisants je vous prie).
Cuvette des toilettes 1, creative 0.
Ah oui puis y'a eu aussi tous ces téléphones qui sont allés rejoindre le défunt mp3. Ayons une petite pensée pour le nokia qui a finit dans un lavabo plein un soir où j'étais trop bourrée pour comprendre qu'un téléphone ça NE SE LAVE PAS. Puis celui qui a finit dans une flaque d'eau quelque part en picardie. Sans oublier un livre que mes parents m'ont offert quand j'étais môme et que j'ai passé sous l'eau pour voir ce que ça faisait (oui j'aime l'eau). Mes parents ont beaucoup moins apprécié. Et puis bien sûr, il y a aussi les petites gaffes du quotidien. Du genre :
- "comment ça va avec Julien ?"
- (sanglot dans la voix) "il m'a largué y'a trois jours je te l'ai dit putain c'est même toi qui est allée lui rendre mes affaires !"
- "Ah oui tiens étrange que j'ai oublié ça."
Ou encore: "Et ta mère au fait elle fait quoi dans la vie ?"
- "Heu... comme la dernière fois que tu me l'as demandé, elle nous a abandonné quand on avait 2 ans pour aller rejoindre un commando extrémiste corse et de se faire plastiquer sur la préfecture des Hauts de seine pour faire valoir les droits de son mec Cheyenne parti vivre au Nicaragua". -"Ah ouais c'est cool. Enfin non, mais au moins c'est hyper original quoi."
-"... "
Bon mais aussi, les gens n'ont qu'à pas avoir des vies aussi compliquées. Ou à se souvenir que malgré mon bon fond et mes bonnes intentions, je reste une fille "spéciale" avec mention boulette.
C'est pas ma faute à moiiiiiiiii !
21:49 Publié dans Et moi et moi et moi et moi alors ? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : boulet, boulettude, permis, éducation nationale



