29.11.2008
Il y a...
~ Il y a ce moment que j’aime
Particulièrement
C’est quand à l’école
Pendant que les cris des grands résonnent dans la cour
Les petits dorment dans un chœur de ronflement… ~
00:57 Publié dans Vis ma vie... de prof | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : instants de calme, bonheur, enfants, ronflement
28.11.2008
A toi #2
Ce texte fait suite à celui-ci, j'ai repris l'idée de Marie-Laetitia d'aprofondir mon sujet...
Dans la lumière sombre et bleutée de cet après-midi calme, pas un bruit ne filtre.
Rien.
Rien que moi. Le silence. Le goût du café sur mes lèvres.
Et ton absence qui résonne en moi comme résonnent encore dans ma tête les cris dans les couloirs de l’hôpital.
Combien de temps cela fait-il maintenant ? Un mois ? Un jour ? Un an ?
Cela m’importe peu.
La douleur de ton absence efface en moi toute notion du temps. Toute rationalité.
Je me dirige vers la fenêtre et je touche le rideau épais. Je n’ai même pas la force de l’ouvrir pour voir la lueur du jour. Alors je rallume une cigarette et je regarde la fumée bleue étirer ses volutes et s’écraser sur le velours sombre.
Parfois, tu sais, je me dis que l’enfant sauvage en moi existe encore. Une partie de moi reste cette petite fille farouche au regard noir. Inadaptée. Insoumise. Quand je pense à elle, et quand je pense à celle que je suis devenue, je me demande ce qui a bien pu arriver. Dans quelle faille je suis tombée. Je me demande parfois si depuis ta mort, je ne suis pas morte aussi. Si l’étincelle au fond de mes yeux sombres n’a pas été engloutie sous des milliers de larmes.
Dans la lumière sombre et bleutée de cette après midi calme, j’entends au loin des cris d’enfants.
Ouatés.
Comme dans un rêve.
Pourtant ici, il n’y a rien.
Rien que moi. Le silence. Le goût du café sur mes lèvres.
Et un autre goût amer. Celui qui me souffle qu’aucun de ces enfants n’est toi.
Tous ces enfants normaux, éclatants de santé, aucun n’est celui qui tu aurais du être.
Toi, l’enfant de mes nuits. L’enfant de mes chagrins.
Jamais tes petits pieds n’auraient pu courir pour rejoindre les autres enfants.
Jamais tu n’aurais pu te lever pour te jeter dans mes bras.
Jamais tu n’aurais sauté, dansé, joué comme le font tous les autres enfants.
Parfois, je me dis que je devrais les haïr. Détester ces enfants si beaux, si parfaits.
Mais à quoi, bon puisqu’aucun n’aurait été toi.
Alors je reste ici. A boire café sur café. A fumer cigarette sur cigarette. Les heures s’écoulent, le temps passe. Mais moi je reste ici.
Parfois, tu sais, je me revois enfant. Petite, j’étais timide. Renfermée. J’ai toujours senti qu’il me manquait quelque chose. Ou quelqu’un. Comme une plaie ouverte. Je m’imaginais souvent qu’un ange viendrait m’emmener. Je pensais que si je fermais les yeux très fort, mon dos s’ouvrirait et des ailes y pousserait. Comme ça je pourrais m’envoler et partir à la recherche de ce qui n’était pas là. Et quand j’ai su pour toi, j’ai cru que ça y était. Que mon attente était terminée. Qu’on m’avait enfin envoyé l’ange qui devrait veiller sur moi.
Dans la lumière sombre et bleutée de cette après-midi calme, pas un bruit ne filtre.
Sous le silence feutré des rideaux lourds, je suis seule et j’attends.
J’attends que passent les heures.
J’attends que passe la douleur.
J’attends que passe ce foutu mois de novembre et les jours qui l'accompagnent.
J’attends ce jour où je n’aurais plus à penser à toi.
Ce jour où ton absence, le remord et la culpabilité qui me rongent cèderont la place à d’autres espoirs. Une autre vie. D’autres enfants peut-être.
Mais pour l’instant, je pense à toi.
L’enfant qui n’aurait pas été comme les autres.
L’enfant qui aurait été le mien.
Toi, l’enfant qui ne connaîtra jamais le mois de novembre et ses lueurs sombres.
Je porterai ton souvenir en moi bien après l’hiver.
07:34 Publié dans Coup de blues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fiction, maternité, enfant, dépression, mélancolie, automne
25.11.2008
Comment je suis (presque) devenue médecin grâce aux séries hospitalières
Quand on parle de séries, et plus particulièrement de séries hospitalières, y’a pas à tortiller, y’a eu un avant, et un après. L’avant, c’était le Moyen-âge. Oui, je vous parle un temps où le 56 ko existait encore, où avoir 512 de ram sur son pc waou c’était trop une révolution, bref, des temps reculés où la médecine s’exerçait encore bêtement dans les hôpitaux. En ces temps là, nous étions ignorants. Oui parfaitement, ignorants des choses de la médecine et du corps humain.
Mais dorénavant, grâce à nos écrans plasma et nos logiciels peer to peer, nous sommes devenus des dieux. Ou presque. Maintenant, n'importe quel lampin sait ce qu'est un cathéter ou une voie centrale. Vous n'avez jamais manié de bistouri ? Peu importe, vous avez vu mille fois docteur Mamour découper des cerveaux, vous vous en sortirez très bien quand ce sera à votre tour d’y passer. Quant à moi, grâce à cette avalanche de gaze et de compresses, je suis devenue une experte, en effet...
Avant: Si je voyais quelqu'un faire un malaise dans la rue ou s'ouvrir les veines sous mes yeux ébahis (d'accord d'accord, ça n'arrivait pas souvent. Mais quand même.) Avant donc, je me contentais de partir en courant, ou alors d'appeler vaguement au secours dans l'espoir qu'un beau pompier se pointe. Alors que…
Aujourd’hui: quand quelqu’un ne se sent pas bien, je prends direct les choses en main. Je lui fais NFS, chimie, iono et gaz du sang, et juste au cas où je lui passe 2 culots de O nég et 2 cc d'adré en iv.
Car oui, vous les avez reconnu, Mark Green et Carter sont LES fondateurs du genre. Urgences est bel et bien la série qui a ouvert la voie à toute les autres, et même si cet idiot de Carter passe maintenant son temps à bêtement sauver des gens au Darfour et que les jeunes soldats osent exploser en Irak après avoir épousé Neela, vous les p'tits gars du Cook County, vous êtes et resterez nos maîtres à tous. Mais ER, ce n'était que le début, le passé... ok pas le moyen-âge, mais la renaissance à tout péter...
D’ailleurs à cette époque là: Quand je voyais une fille tourner de l'œil, ben moi je pensais bêtement qu'elle avait sauté le petit déj.
Maintenant je sais qu'en réalité des milliers de larves de ténia ont pondu à divers endroits de son corps, ont infiltré son sang jusqu'à son cerveau et que là, le ténia luttant pour sa vie a libéré des Gamma epsilon 8224, qui sont en réalité une variante très rare du syndrome d'Ignatus Raspotalamus qu'on ne trouve qu'en Afrique subéquatoriale, et encore seulement les années bissextiles par une nuit de pleine lune…
Mais heureusement, le diagnosticien le plus sexy de tous les temps veille à ce que nous n'écartions aucune possibilité quand aux maladies contractées par ces crétins de patients. Je suis sûre que vous l'avez reconnu. Il a une canne, un regard bleu révolver et un humour à décaper votre plancher: House va régler tout ça en moins de 45 minutes et en évitant toujours de se taper la non moins sexy docteur Cuddy. Enfin bon. Le flirt c'est mignon, mais tout ça manque un peu de sexe. Car tomber malade, ok c'est déjà pas mal.. Mais repartir avec le charmant médecin qui vous soigne, ça c’est mieux.
Hors, autrefois, quand un beau médecin soufflait galamment sur son stéthoscope pour le réchauffer avant de l’appliquer délicatement sur mon opulente poitrine, je pensais naïvement que je pouvais l’inviter à aller boire un verre avec moi sans que cela prête à conséquence.
Erreur ! Car je sais maintenant que le médecin a beau avoir 25 ans, il en est à son 14ème mariage, mais au fond c'est juste pour cacher le désespoir qu’il a d’avoir perdu son père alors qu'en fait il est amoureux de sa colocataire depuis le début mais tout ça c'était avant d'apprendre que son ex femme cachée à New York risquait de débarquer à tout instant et corrompre sa folle relation avec une fille souffrant elle aussi de sérieux problèmes familiaux.
Ca vous dit quelque chose ? J’exagère un peu ? C’est vrai, mais pas tellement. Car la vie trépidante des jeunes internes en chirurgie du Seattle Grace Hospital ressemble parfois à une pièce de Racine ou à un mauvais roman de gare. Ne vous y trompez pas, je les adore. Mais quand même, elle commence à nous les briser Meredith à repousser Derek Sheperd. Moi à sa place, je l’aurais depuis longtemps sanglé à mon lit pour éviter qu’il se barre avec une infirmière fadasse au nom bucolique. Y'a pas à chier, Grey's anatomy ça nous a appris que les médecins ont une vie sexuelle débordante. Et ne sont pas toujours les plus sains d'esprit... D'ailleurs, si vous aimez la bargitude, j'en connais d'autres que vous allez aimer. Car en effet...
Avant: je pensais que les médecins étaient des gens sérieux qui déambulaient tels des fantômes blancs dans les couloirs des hôpitaux en débitant par cœur des pages du Vidal dès qu’on leur posait une question.
Maintenant, je sais que les médecins se pètent la gueule à tout bout de champ, poussent la chansonnette comme ça pouf sans raison, font des marathons déguisés en lapins, se prennent à l'occasion pour des stars et ont des relations pour le moins conflictuelles avec des concierges psychopatates.
Car je ne pouvais pas parler des séries hospitalières sans parler de Scrubs, mon petit chouchou, la plus déjantées des séries médicales, qui sur un ton parfois doux amer et toujours décalé nous fait vibrer au rythme des perfusions et des diagnostiques douteux. Parmi toutes les séries précitées, aucune ne m'a comme celle-là donnée envie de raccrocher mes craies et mes jupes plissées (oui toutes les maîtresses ont des jupes plissées comme Laura Hingalls, c'est obligatoire quand on passe le concours) pour aller m'inscrire en fac de médecine et tenter de copiner avec le docteur Dorian et sa bande de joyeux barjos.
Quoiqu'il en soit, si la vie dans les hôpitaux ne ressemble à rien de tout ça, elle a au moins la faculté de nous faire encore fantasmer et rêver à un monde meilleur où les gentils patients s'en sortent toujours, où tout le monde il est sexy et où les infirmières ont toujours des strings sous leurs blouses. Pour être prête au cas où. Parce qu'on ne sait jamais.
18:21 Publié dans Culture (ou ce qui s'en rapproche) | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : série hospitalière, house, scrubs, urgences, grey's anatomy
24.11.2008
Les perles de l'école
"Ah quand même, tu en as de la chance de faire le plus beau métier du monde !" Ouais ouais. Ceux qui me connaissent ou ont un temps (tant ! ouh vilaine prof la vilaine faute !! )soit peu parcouru ce blog connaissent mon opinion sur la question, donc pour une fois je ne vais pas m'étendre sur le sujet. 
Par contre, s'il est vrai que ce métier donne la plupart du temps envie de se coller une balle dans la tête ou de se pendre à un panneau de basket, il y a aussi des bons moments. Et parmi ceux-là, on trouve les perles des élèves. Cela peut être dans leurs mots, dans leurs devoirs, ou parfois juste dans leur manière d'être, mais y'a pas à dire, ces petits cons nous font parfois bien rire. Dans les moments où j'ai envie de bouffer mon cahier journal ou de leur balancer des craies à la tronche, je respire un grand coup et je me repasse le film des plus grosses bourdes ou âneries qu'ils ont pu me sortir...
Contexte: L'an dernier, quand je suis donc stagiaire, dans ma classe de CE2 de zyva, une autre stagiaire prend la classe pour faire un cours sur la préhistoire. On est 7 adultes dans la salle, dont une qui est là pour nous évaluer, donc autant dire que j'ai un peu la pression...
La maîtresse: "Quelqu'un pourrait-il nous expliquer ce qu'est la préhistoire?"
Akram: "Oui moi je sais ! La préhistoire c'est quand Jésus Christ il a marché sur la lune "
Une boîte de lexomil, 4 euros. Une bouteille de vin blanc, 7 euros. La tête que j'ai du tirer à ce moment là, ça n'a pas de prix.
Contexte: Toujours en CE2, la copie d'un élève sur une interro d'histoire.
Question: "Ecris à partir de quel évènement on considère que l'histoire à commencé."
Réponse de l'élève: (sans les fautes) "L'histoire a commencé en 1492 est s'est terminée à Charlemagne."
Une paire de lunettes pour vérifier que mes yeux fonctionnent, 200 euros. Se racheter des livres d'histoire au cas où mes informations soient erronnées, 40 euros. Le fou rire que je me suis tapé dans le métro en lisant ça, ça n'a pas de prix.
Contexte: Allez, on quitte l'élémentaire pour jeter un coup d'oeil du côté des couches culottes comme dirait Darcos. Il y a quelques jours, en petite section (3 ans donc):
Ugo: (s'approche de moi et me touche le ventre d'un air circonspect) "T'as un bébé dans le ventre toi ?"
Un abonnement à la salle de gym la plus proche de chez moi, 300 euros. Un régime slim fast spécial accéléré, 80 euros. Mes larmes de désespoir, ça n'a pas de prix.
Contexte: Toujours en petite section, à la sortie du dortoir. Les enfants ont pour consigne de faire un minimum de bruit en "salle de réveil", comme on l'appelle, pour ne pas déranger les enfants qui dorment encore. Installés à une table, quelques élèves discutent plus ou moins calmement. Soudain, Rayan laisse tomber sa craie par terre.
Rayan: Meeeeeeeeeeerde ! (et à pleins poumons je vous prie)
Là heu… juste ça n’a pas de prix…
Contexte: De retour en élémentaire, séance de vocabulaire. J'ai donné aux élèves un texte à lire. Plusieurs butent sur le même mot. Je demande à la classe si quelqu'un peut tenter de déterminer par le contexte ce que pourrait être "le Rhône".
Fady: "Oui maîtresse moi je sais ! Le Rhône c'est le truc là sur lequel le roi il s'assoit !"
15 séances d'orthophoniste pour le jeune Fady, 150 euros. Les pastilles pour la gorge après avoir hurlé à la classe de se taire, 10 euros. S'empêcher d'éclater de rire devant le pauvre môme, ça n'a pas de prix.
Voilà, c'est tout pour le moment. Mais comme l'année est loin d'être finie, à bientôt pour de nouvelles aventures écolières.
07:15 Publié dans Vis ma vie... de prof | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : le plus beau métier du monde, ça n'a pas de prix, école, perles
22.11.2008
A toi
Pour dissiper tout malentendu, je tiens à préciser que ce texte est une FICTION.
Je marche depuis des heures dans le froid glacé de l’automne. Sous mes pas mal assurés, les feuilles mortes crissent et laissent des traces de rouille sur les pavés parisiens. Mes larmes ne coulent plus depuis longtemps. Ou peut-être se sont elles transformées en cristaux glacés que mes joues desséchées n’arrivent plus à sentir.

Cela fera bientôt un an.
Derrière moi, j’entends tes petits pas courir dans les feuilles mortes. J’entends tes petites mains les ramasser pour les collectionner et me les offrir avec un sourire démesuré. Puis j’entends ton pied qui glisse et qui dérape. Je me retourne pour t’aider, mais derrière moi le parc est vide. Seuls quelques oiseaux me regardent d’un air hagard. Le vent soulève les feuilles.
Cela fera bientôt un an.
Je reste figée au milieu du parc. Seule. Mon ventre me paraît encore douloureux. Il est étrange que mon corps porte encore en lui la trace de cette absence que mon esprit n’arrive même plus à appréhender. Il faudrait que je me retourne, que j’avance. La nuit va tomber. Il faut aussi que je pense à lui. Il va finir par s’inquiéter.
Cela fera bientôt un an.
Mes bottes claquent sur les pavés. Seul ce rythme lancinant produit par mes pas me rappelle que je suis en vie. Je passe devant un café, celui dans lequel lui et moi allions souvent au début de notre amour. Sans trop savoir pourquoi, je pousse la porte.
Cela fera bientôt un an.
Dans le bar, il n’y a que moi qui suis seule. Partout, des couples, des familles. Je regarde dans la vitre. Je te vois. Tes petites mains tentent de s’agripper au bol de chocolat chaud. Tu veux boire tout seul. Tu veux toujours tout faire tout seul. Ton sourire qui chavire mon cœur s’étend enfin quand tu arrives d’un bras tremblant à boire ta première gorgée de chocolat. Je te regarde, fière comme toutes les mères. Comme la plus heureuse de toutes les mères.
Cela fera bientôt un an.
Mon téléphone sonne pour la troisième fois déjà. C’est lui. Il s’inquiète. Il a peur pour moi. Toujours. Lui aussi a le cœur gros, je le sais. Je devrais pouvoir lui en parler, me blottir dans ses bras, me laisser réconforter par sa chaleur et son amour. Mais je ne peux pas. Car où que mes pas me portent, où que j’aille, tu es là. Toi, l’enfant idéal. L’enfant parfait. L’enfant qui n’est parfait que parce qu’il n’a vu le jour que pour le quitter aussitôt. Toi, l’enfant de mes nuits et de mes douleurs.
Cela fera bientôt un an.
Les anniversaires, les heurts, les chagrins et les je t'aime. Tout ça, tu ne le connaîtras pas. Toi qui ne connaîtras jamais la lueur de novembre. Toi qui ne joueras jamais avec les feuilles mortes, les premières neiges, les premiers boutons d’or. Toi qui ne sentiras jamais le soleil brûler ta peau, le sable te réchauffer et la mer bercer doucement tes plus belles rêveries. A toi que je n’ai pas connu, que je n’ai même pas eu le temps d’aimer, ni de serrer dans mes bras. Toi, mon enfant mort.
Toi, mon enfant parfait.
17:00 Publié dans Coup de blues | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : fiction, maternité, enfant, dépression, mélancolie, automne
19.11.2008
Mais au fait, qu'en est-il du porno pour femmes ? #3
Bienvenue à ce troisième (et sans doute dernier) opus de mes réflexions sur le porno pour femmes. Je vous disais la dernière fois en vous quittant que j’allais aujourd’hui parler de l’aspect idéologique du porno. Si si, idéologique. Car en effet, ce qui n’est pour certains qu’un « support pour branlette hygiénique » comme le dirait si bien Comme une image, est pour d’autres une vocation, un art en soi qui peut servir à lever les foules (on ne dira pas quelle partie de leur corps) et avoir une certaine esthétique. 
Tenez, pour preuve, même libé en parle. Alors, le porno est-il devenu l’affaire de quelques bobos désireux de se la raconter, ou bien est-on en train d’assister à la naissance d’un nouveau genre cinématographique ? Enfin nouveau, nouveau, je me comprends. Dès que les hommes ont eu des caméras dans les pattes, ils ont commencé à filmer du porno.
Toujours dans l’idée de chercher ce qui pourrait faire « bander » les femmes, je suis allée parler avec mon pote Vincent, plutôt calé sur la question…
Moi : Il y a quelque chose que je ne comprends pas, c’est pourquoi dès qu’on clique sur youporn ou redtube, on tombe sur une femme en train de se faire sodomiser…
Vincent (temps de réflexion): Je pense que la sodomie est aux années 2000 ce que la pipe était aux années 80 !
Moi : Tu peux préciser ?
Vincent: Les 80' étaient les années de la pipe, le truc à la mode et un peu "hard" (je ne parle même pas d'avaler). Dans les années 90' la mode est aux homos, qui sont tellement plus "cools".
Moi: Je vois
Vincent: Moralité dans les 2000 on applique ce qui est branché chez les homos, c'est-à-dire la sodomie.
Moi: Intéressant… Mais est-ce que tu crois que dans une optique "porno pour femme" la sodomie a sa place ?
Vincent: Et bien oui, parce que c'est à la mode, et que certaines aiment VRAIMENT ça (crois-moi), mais avant il ne fallait pas trop le dire. C'était trop trash alors que maintenant c'est "hype".
Moi: Comme les sextoys en quelque sorte.
Vincent : Les sextoys je pense que c'est la prochaine étape. Mais pour revenir à la sodomie, il ne faut pas croire que c'est attaché à notre époque. Les romains pratiquaient très régulièrement la sodomie, les fellations, les partouzes…
Moi : Donc finalement, tout est question de mode, même si tout s’est toujours pratiqué, et à priori tout pourrait fonctionner pour les femmes ?
Vincent : Exactement !
Après cette discussion fort instructive, mon ami Vincent m’a dirigé vers le très intéressant (bien que terminé) site de John B Root. Alors oui, petits pervers, vous pouvez rire de son pseudo. Il n’en reste pas moins que cet homme est un philosophe, que dis-je, un idéologiste de la pornographie. Et de surcroît, pas le dernier en matière de féminisme.
« Si, au lieu de présenter de pauvres vidéos bâclées, ennuyeuses pour une bonne part, mettant en scène de la gymnastique misogyne par bêtise et filmée par des amateurs parkinsoniens, le porno offrait des films drôles, bien foutus, des œuvres d’auteur aphrodisiaques, des histoires de désir et de plaisir, [les débats anti-pornos n’auraient jamais eu lieu]. Il ne serait venu à personne l’idée de faire du porno le bouc émissaire des maux de la société s’il était enfin devenu un genre cinématographique, comme le western, la comédie sentimentale ou le polar, avec ses règles, ses petits maîtres et ses fan-clubs. Mais hélas... »
Et oui, tu l’as dit Johnny. Ce qui est d’ailleurs assez surprenant, c’est que les actrices ou réalisatrices de film de cul ne se prennent pas du tout pour des objets sexuels. Tombée par hasard il y a quelques jours sur une séquence de « tracks » sur arte où une actrice de film de cul s’exprimait, j’ai pu constater qu’elle était comme beaucoup étonnée, voire choquée qu’on la traite d’antiféministe ou qu’on l’accuse d’avilir la femme. Car en effet, si les films de cul étaient réalisés comme des films banals, c'est-à-dire avec un scénario, une idée à transmettre et le respect de ses acteurs, peut-être n’aurions-nous plus cette vision de la femme objet, et peut-être cela pourrait profiter à tout le monde… les hommes y compris ! Car qui a réellement envie d’une compagne sans émotions qui hurle dès qu’on la touche et écarte les jambes devant le premier venu ? Si c’était le cas, une poupée gonflable dotée d’une mini banque de son suffirait largement. Mais je vais de nouveau laisser la parole à John B Root qui parle de tout ça beaucoup mieux que moi :
[…] La réponse est dans le regard que porte certains de nos concitoyens sur l’acte sexuel et sa représentation. C’est ce regard qui est sale, pas les films.Lorsque vous allez au restaurant, vous vous offrez également une satisfaction physiologique, non ? Ce n’est pas une raison suffisante pour que vous vous transformiez en animal, déféquiez sur la table et mangiez de la charogne en grognant. Pas plus que je n’aime faire l’amour avec une fille qui me dégoûte, je n’aime avoir le sentiment, si je me branle devant un porno, que je suis un goret. Je n’aime pas avoir honte de moi quand j’ai joui et j’ai besoin de ma tête pour parvenir à un plaisir de qualité. Je suis un gourmet, pas un goinfre. J’ai donc besoin que ce que je vois à l’écran s’adresse à la fois à mes sens et à mon intelligence. Je veux pouvoir dire sans mentir à la fin d’un porno qui m’a plu : Ah, c’était un bon film !
Et si j’étais seul dans ce cas ? C’est cette interrogation-là qui me donne des cauchemars. Rassurez-moi.
Mais non John, tu n’es pas le seul. Mais j’irai même plus loin. Figurez-vous que les femmes aussi ont des désirs sexuels. Et oui ! Tout comme John nous aimons bien aller au restaurant, et nous avons également certains fantasmes, et certains besoins qui méritent d’être satisfaits. Bien sûr, je sais que vous savez déjà tout ça, mais ça ne fait jamais de mal de répéter les choses plusieurs fois. (cherchez pas, ça doit être mon côté prof… enfin maîtresse… enfin bref, je m’égare) Donc, comme mesdames et mesdemoiselles ne doivent pas être en reste, je tiens à terminer ce volet sur un lien du seul site qui m’a vraiment donné chaud, (pourtant dieu sait qu’on se les caille chez moi), celui du grand esthète Andrew Blake. Pourquoi ça marche ? Un soupçon de perversité, un zest de douceur, plein de caresses, un maximum d’esthétique, et ce tout en lenteur… et pourtant, c’est un homme qui réalise… Enjoy…
12:26 Publié dans Et le sexe dans tout ça ? | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : andrew blake, john b root, quand le porno devient philosophique
18.11.2008
Racisme ordinaire
De toute évidence, il y a sur cette Terre une logique cosmique. Après avoir soutenu à El Gaub lors d'un précédent article que le racisme finalement n'était pas si courant que ça, voilà ce que j'ai du subir aujourd'hui dans la salle d'attente du médecin... (comme quoi la nature n'est pas si bien faite, sinon on aurait des oreilles rétractables)

Deux vieilles pétasses péroxydées en talons haut et mini-jupe racontent leur vie.
Vieille peau 1: -" Tu sais pas ce qu'ils ont osé faire dans l'immeuble ?"
Vieille peau 2: - "Non, dis moi ?"
VP1: -" Ils ont mis des..." regarde à droite et à gauche et lâche dans un souffle "DES ARABES !!!"
VP2: -" Haaaaaaan ! Non putain ils auraient pas osé ??"
VP1: - "Si, mais attend c'est pas tout ! Au dernier étage, ils ont mis une noire !"
VP2: -"Oh ma pauvre... Mais comment tu vas faire ?"
VP1: "J'en sais rien... Oh et puis si tu pouvais savoir... Le bruit qu'ils font !! Et vas-y que je te tape sur des tambours toute la nuit !"
VP2: -"C'est un scandale franchement... un vrai scandale. Mais tu sais maintenant, des zoulous il y en a partout. Tiens l'autre jour, ils étaient tous là sur le stade, et les flics qui ne venaient pas !"
VP1:- "Mais les flics ils ont peur de se faire casser la gueule ! C'est des sauvages, je te le dis, tous des sauvages !"
Croisant mon regard médusé et à la limite de leur vomir dessus, les vieilles changent de conversation.
VP2:- "Ah et tu as appris pour Marc ?"
VP1: - "Non, qu'est-ce qu'il lui arrive ?"
VP2: -" Il est cardiaque... Ca devient de plus en plus difficile à la maison."
VP1: -" Oh ma pauvre chérie... Comme tu dois souffrir..."
La discussion se poursuit quelques temps sur la santé du pauvre Marc, c'est tellement douloureux à la maison blablabla. A ce stade là, je me dis que j'ai à faire à des vieilles pétasses racistes mais qui du moins prennent soin de leur conjoint, c'est déjà ça... Jusqu'à ce qu'une phrase ou deux me fassent sourciller :
VP2: -"Oui parce que tu comprends, on ne peut même plus faire les courses avec lui. Ca devient vraiment un handicap."
VP1: "Oui enfin tu sais hein il est vieux... il serait peut-être temps de réfléchir à la suite... Quel âge il a exactement ?"
VP2: "13 ans."
Ok. Elles parlent de leur putain de clébard. Les logements sociaux, faudrait les cramer, les noirs et les arabes dehors, mais par contre le petit chien à sa mémère, lui il doit aller dans un hôtel 4 étoile et bouffer pour 50 euros par jour. Y'a pas à chier, la vie est bien faite.
Allez sur ce je vais prendre mes antibios pour me préparer à aller bosser demain et enseigner à une foultitude de petits blacks et de petits rebeus qu'en France, tout le monde peut s'en sortir, quelque soient leurs origines et leur couleur de peau. Espérons que ces mômes là ne soient pas aussi naïfs que moi.
07:30 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : racisme, vieilles peaux, on est toujours pas sortis de la berge
16.11.2008
Je vais bien, ne t’en fais pas
Je vais bien, je n’en sais rien, après avoir vu ce film en tout cas, rien n’est moins sûr. J’ai été bouleversée comme ça arrive assez rarement. Dès les premières minutes du film, mes larmes ont commencé à couler et ne se sont plus arrêtées jusqu’à l’image de fin. 
Peut-être est-ce parce qu’on se doute assez rapidement de la chute, peut-être est-ce à cause de la douceur du regard dévasté de Mélanie Laurent, ou encore au charme délicatement étrange de Julien Boisselier. Sans mentionner la musique, qui est maintenant assez connue, et tout simplement magnifique.
Même s’il est sorti il y a longtemps maintenant, ce film vaut la peine que l’on en parle. Parce qu’il est rare de voir un film français aussi simple, où il ne se passe finalement pas grand-chose. On y trouve ni grand déferlement d’émotions ni séquences de sexe super crues et ne servant pas l’histoire. Parce que tout se fait dans la douceur, les émotions sont rarement exprimées, et toujours sans étalage. Comme dans la vie réelle, finalement. Kad Merad est comme toujours parfait dans ce rôle, celui de l’homme qui souffre mais qui préfère taire ses propres émotions pour un seul sourire de sa fille.
Quand à moi, ce film m’a remué au plus profond de moi. Peut-être parce qu’il a su faire renaître des souvenirs que l’on tente d’effacer, il a rouvert certaines plaies que l’on croyait pour toujours refermées.
Le cinéma français devrait en prendre de la graine, et s’il prend la direction insufflée par Philippe Lioret, qui sait si je ne tenterai pas de me réconcilier avec le cinéma français…
22:57 Publié dans Culture (ou ce qui s'en rapproche) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, tchi-tcha, mélanie laurent, julien boisselier, je vais bien ne t'en fais pas
13.11.2008
Welcome to a geek world
Marre de te sociabiliser ? Assez de parler aux autres êtres humains ? Sortir dehors dans la rue là où il y a du soleil et de la lumière te paraît dangereux ? Alors détends-toi, attrape un bol de crunch et ta manette de playstation, et clique sur les liens pour rentrer dans un monde de geek...
Ah, c'est novembre, il fait froid, on a pas envie de sortir en boîte le soir ni même d'aller au taf le matin. Enfin ça, c'est plutôt courant me direz-vous. Mais peut-être c'est parce qu'on a pas un boulot qui fait rêver. Normal, tout le monde ne peut pas passer ses samedis soirs à compiler son kernel pour passer le temps tout en codant en java avec son pied gauche pendant que un bout de phalange fraggue du noob sur Wow (je peux mater cette vidéo en boucle, elle me fera décidément toujours autant rire). Tu ne comprends pas un traitre mot de ce que je dis ? Alors je vois qu'il te faut un petit cours de rattrapage. Et pour ce, rien de tel qu'un reportage dans le milieu naturel du geek pour en savoir plus. (Merci à Ultah pour le lien !)
Mais que dis-tu ? Que tu n'es plus un préado boutonneux qui passe ses journées à jouer à Tetris ? Comme tu as tort. Mais bien, puisque tu es difficile à convaincre, que dirais-tu d'y jouer en direct sur les murs de ta résidence universitaire ?
Pardon ? Ah tu as d'autres projets en tête ? Mais oui bien sûr, tu as l'âge de la raison, tes intérêts vont plutôt à ta carrière, voir peut-être même au mariage. Bien bien, j'ai aussi ce qu'il te faut. Etre geek, ce n'est pas seulement une religion, c'est aussi une attitude que l'on doit tenir en toute circonstance. Parce que c'est toi, je vais te donner la recette d'une pièce montée que tes amis geeks ne seront pas prêts d'oublier.
Pourtant, il faut être pragmatique: avant même de se marier, il faut déjà savoir sucer, et quoi de mieux pour s'entraîner que de sucer un geek ? (vidéo classique, mais il fallait quand même que je la lie. En plus, on y voit Alexandre Astier whouhou ! Ce mec est vraiment formidable).
Enfin, si malgré tout ça vous n'êtes toujours pas convaincus de l'intérêt de rester chez vous à jouer à Dragon Quest, si vous êtes toujours convaincus que pour être rentable sur cette terre il faut allier rapidité et productivité, je ne saurais faire autrement que de vous envoyer à la source, que dis-je, la référence, et d'aller pleurer devant ce jeune japonais qui finit Mario en 10 minutes. Si notre monde prenait exemple sur lui, ben... on aurait tous vachement plus de pièces. Et de champignons aussi.
C'était un message de la LPRCSAGQOPEDB (ligue pour rester chez soi à glander quand on peut éviter de bosser)
22:58 Publié dans Geekitude | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : pratchett, la grande a'tuin, suck my geek, tetris géant
07.11.2008
Mais au fait, qu’en est-il du porno pour femmes ? #2
Nous revoici donc pour ce deuxième opus consacré au porno pour femmes. La dernière fois, je vous quittais en évoquant notre pervers et psychopathe ami Lars Von Trier. Notons tout d’abord que malgré la haine profonde que je voue à cet homme, l’idée de créer une filiale de sa boîte de prod Zentropa qui serait dédiée au porno pour femmes (ou pour homo mais bon là je vois pas trop le rapport) est très louable. Cher Lars, merci de vos petites attentions. Arrêtez de maltraiter vos acteurs, mais continuez à chercher ce qui pourrait donner du plaisir au double X. (Haha ce jeu de mots.) Hum bref je reprends.

Je suis donc allée faire un tour sur Innocent pictures. Je préfère vous mettre en garde jeunes perverses que vous êtes, la plupart des trailers téléchargeables s’arrêtent au moment intéressant et sont donc assez frustrants. Par contre certains dialogues impayables valent franchement le détour. Je peux par exemple vous diriger vers une scène du film Constance qui donne envie, mais où il faut passer les deux premières minutes bien chiantes. Appréciez au passage l’esprit gothique de cette séquence et le fait que pour le coup, c’est le mec qui se tripote pendant des heures, même si l’intérêt m’échappe autant que quand c’est une fille qui le fait. Dans le genre dialogue de haut niveau, vous avez également Pink prison qui s’arrête évidemment là où on aimerait que ça commence. Je vous rajoute aussi pour info All about Anna qui a eu pas mal de succès. Perso ça m’a fait rire mais pas beaucoup plus. En allant sur wiki, j’ai appris que le but d’Innocent pictures était de « rompre avec certains clichés du porno et des rapports de domination qui le sous-tend ». J’ai effectivement remarqué que dans les vagues trailers que l’on voit, les rapports sont inversés (enfin par rapport au peu que je connais du porno). Ce sont les mecs qui se touchent, les femmes qui font le premier pas, et la femme n’est jamais humiliée ni représentée comme servant uniquement le plaisir du mâle en rut. Après bon il faudrait voir le film en entier pour avoir un avis définitif, mais je vous avouerai que je ne pousse pas la dévotion jusqu’à claquer de la thune pour écrire mes articles. Notez que si vous voulez me faire un don, je vous ferai parvenir mon RIB avec grand plaisir. (quoi je suis intéressée ? mais ho je rigole) Enfin bref. Pour revenir à nos moutons pornographiques, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il faut reconnaître à « innocent pictures » qu’ils se prennent tout de même le chou pour savoir comment donner du plaisir aux femmes. Ils tentent même une approche scientifique ici (trailer à dl).
Ceci étant dit, je ne pouvais bien sur pas écrire un billet sur le porno pour femmes sans citer second sexe. Le projet qu’ils ont mené, les X-Plicits films, consistent à faire prendre la caméra à des actrices/réalisatrices assez connues telles que Arielle Dombasle (sisi) ou Mélanie Laurent pour qu’elles réalisent LEUR film X. Pour voir le teaser, cliquez ici. Le concept est de prendre le contrepied la pornographie masculine où
«La multiplicité des gros plans, mettant en scènes des morceaux de corps rendus abstraits, réduit à néant l'érotisme de la chair. Fesses et seins sont présentés à profusion. Mais la caméra ne s'attarde jamais sur le galbe d'un pied ou la finesse d'une nuque, dont l'aptitude à susciter le désir est pourtant loin d'être inexistante. »
car
« c'est bien le corps féminin qui est le centre d'attraction. Seul impératif auquel doivent répondre les hommes dans les films X : tenir leur érection. Alors que les femmes se doivent d'être belles, de se cambrer en battant des paupières et de tenir leurs cheveux pour ne pas cacher la fellation qu'elles sont en train d'exécuter.
Aucune identification possible à travers ces personnages factices, cloîtrés entre les panneaux d'un décor de carton-pâte. Et quelle excitation possible pour une femme, lorsqu'une greluche minaudant se transforme en chienne en chaleur, un quart d'heure après avoir rencontré un mâle en rut, et feint un orgasme qui ne trompe personne, seulement après quelques minutes ? »
Sur ce point là, je dois dire que je rejoins tout à fait second sexe, car s’il y a bien un truc qui m’a toujours perturbé dans le porno, ce sont ces nanas qui donnent de grands coups de cheveux à leur partenaire tout en se léchant les tétons. Car même si j’arrive à le faire (et oui, fantasmez là-dessus) je ne vois aucunement l’intérêt de la chose si c’est moi qui le fait… ni comment ça pourrait me faire jouir.
Comme une bloggeuse bien disciplinée, j’ai soigneusement parcouru le site. J’ai tout de même été un peu déçue, car comme sur « innocent pictures », si on veut passer aux passages intéressants, bah il faut payer.
Ceci étant dit, on trouve deux trois choses intéressantes sur ce site, comme par exemple cette interview de Erika Lust, réalisatrice de films X qui a moultes choses intéressantes à dire et qui fait ce genre de choses, ou bien cet autre article qui se pose également la question du désir féminin. Si vous avez quelques doutes existentiels sur votre sexualité, vous pouvez également consulter les conseils du docteur O et, si les conseils ne vous conviennent pas, certaines questions m’ont fait avaler mon coca de travers tellement elles m’ont fait rire.
Alors, bande de petits pervers, ça vous a plu ? Rendez-vous rapidement pour le troisième billet où nous allons nous intéresser à l’aspect philosophique, voir idéologique du porno, avec bien sûr, toujours de quoi se rincer l’œil et alimenter notre imaginaire.
© Photo: corps circuit
18:29 Publié dans Et le sexe dans tout ça ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sexe, pron, second sexe, innocent pictures, pervers, lars von trier



