28.02.2011

Dexter or not ?

J'ai récemment lu un fait divers qui m'a interpellé; une suédoise a tué son père en étant soi-disant influencée par notre bon vieux Dexter. Heureusement, l'apprentie tueuse a précisé qu'elle et son père avaient un accord pour qu'elle le tue (ouf, c'est rassurant... ) Cette histoire parmi tant d'autres "Dexter-like" me fait m'interroger sur la mince frontière qui sépare le péquin normal du tueur.Dexter-Logo.jpg

Dans la série Dexter, toute la perversité est dans le doute qui subsiste quand à l'influence du père adoptif sur les premiers meurtres de son fils. En effet, le bon vieux flic est sensé apprendre à Dexter un code pour qu'il puisse tuer sans se faire prendre. Mais s'il ne l'avait jamais poussé dans cette voix, qui sait si Dexter serait un jour passé à l'acte ?

Et nous ? Qu'est-ce qui nous retient au quotidien de blesser l'autre, de nous battre, de tuer ? Nous ravalons au quotiden nos petites frustrations et nos grands déssepoirs en nous remettant dans le pire des cas à la sacro sainte justice. Qu'est-ce qui nous arrête ? Pourquoi est-ce que quand ma voisine m'empêche de jouir tranquillement en donnant de grands coups dans le mur ou en râlant de manière à ce qu'on l'entende je ne l'attend pas à la sortie de chez elle avec un couteau bien aiguisé ? Ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque.

Revanche, jalousie, vengeance, des mobiles, nous en avons tous. Il n'y a encore pas si longtemps, les hommes lavaient leur honneur ou celui de leur femme à coup de pistolet. Pour ces gentilshommes, pas de prison ou de garde à vue. Mais aujourd'hui, nos sociétés hyper policières sont censés éviter toute dérive et défendre les victimes... Ca reste à voir... Alors est-ce la peur de la punition qui nous empêche de tuer ? La peur de se faire attraper ? Ou le manque de nerfs tout simplement ? Je me souviens quand j'étais au collège, avec quelques copines nous avions monté un commerce bien huilé de gommes volées que les mecs nous racheteaient pour faire des batailles de boules de gomme (oh jeunesse passionnante...). Rien que ce menu larcin faisait monter en moi l'adrénaline, voire la peur pure et simple de se faire attraper. Je me souviens aussi de l'exultation qu'on ressentait quand on ne faisait pas prendre. Je me souviens aussi qu'au fur et à mesure, cette peur est devenue tellement forte que j'ai finit par envoyer mon petit frère à la bouille d'ange pour faire le sale boulot à ma place. Trop trouillarde pour voler une gomme, je me vois mal avoir les "cojones" de buter quelqu'un.

Il paraît également que quelque part dans notre cerveau, notre conscience de notre intégrité physique et notre peur de la perdre nous pousse à nous tenir loin du conflit.

Tout de même, je me dis que ça doit être sympa de pouvoir se débarraser quand on le veut de ceux qui nous dérangent. Je me vois bien inviter ma salope de voisine à un bon vieux règlement de compte à l'ancienne, peut-être pas dans la boue mais dans cet esprit là.... du moins si je n'avais pas autant les jetons de me faire battre. N'empêche que...pas de 10 commandements, pas de justice, pas de remords... ça aurait du bon. En tous cas, ça ne fait pas de mal de fantasmer. Et vous, quel Dexter êtes-vous ?

16.02.2011

C'est les vacaaaaaaances !!

Enfin c'est les vacances, le moment que tout instit attend en comptant les jours entre les vacances (si si y'en a quand même un peu).

Mais bon pour faire ma bonne prof et défendre nos petites vacances, il faut rappeler que peu de gens peuvent se vanter de voir au boulot quelqu'un gerber dans une serviette et ensuite SE MOUCHER dans la même serviette, ou voir quelqu'un courir de l'autre bout de la classe pour tirer sur la bite d'un autre (heureusement aucun dégat fonctionnel n'a suivi cet incident) ou devoir empêcher plein de quelqu'uns se jeter les uns sur les autres à grand renfort de coup de coude alors qu'il n'y a même pas de musique hardrock en fond, ou bien entendre un quelqu'un de trois ans dire en parlant d'un autre, mais "E...., je l'encule" et devoir lui expliquer qu'il n'est pas sensé utiliser ce vocabulaire là, ou alors pas avant 5, 6 ans quoi. (tiens ça ça devrait être un argument aux manifs plutôt que de parler d'acquis sociaux préhistoriques)

Dans un autre registre, la plupart des gens faisant des boulots normaux n'ont pas non plus à demander à une femme qui se voile de plus en plus souvent pourquoi son nez prend des teintes de vert tirant sur le violet, ni à devoir répondre aux flics dans le cadre d'une enquête mettant en cause une mère de 21 ans et ces deux enfants de moins de trois ans, ni devoir expliquer à un papa que non il ne peut pas voir son enfant sur les heures scolaires, et que si ce dernier lui manque il faudra gérer ça au tribunal.

Bref, en d'autres mots, ces PUTAINS de vacances, je les attendais...

...

D'autant que dans deux semaines, il faudra y retourner...

06.02.2011

Tuer des morts

Tuer des morts, ce n’est pas qu’une question d’attitude, c’est une philosophie de vie. Si dès que vous entendez le vent gémir à vos fenêtres, vous sortez la carabine, alors vous serez peut-être prêts quand viendra l’affrontement suprême avec les morts-vivants. mona-lisa-zombie-full-thumb.jpg

Oui je l’avoue, peut-être qu’un week-end passé à buter des nécromorphes sur dead space 2 m’a un peu échauffé l’esprit, mais après tout, mieux vaut être trop préparé que pas assez.

Car depuis que j’ai lu l’excellent guide de survie en territoire zombie, je reste sur mes gardes.

Je conseille à tout chasseur de zombie la lecture de ce guide qui « peut vous sauver la vie ».

J’y ai appris que la guerre zombie n’est pas qu’une menace, elle est réelle et risque de nous tomber bientôt dessus sur nous, les vivants.

Je ne vais pas faire un résumé du livre, ça serait trop long, et puis d’autres l’ont fait mieux que moi. Pour les noobs, je rappelle qu’en même qu’en cas d’attaque zombie « classique », une seule chose à faire, leur détruire le cerveau. Attention, souvenez-vous qu’une tête coupée de zombie peut toujours vous attaquer ! Max Brooks, auteur du livre (et fils de Mel Brooks, comme quoi on a l’humour chelou de père en fils) conseille le fusil semi-automatique comme meilleure arme à feu et le pied de biche comme arme de poing.

A mon avis, l’arme n’a que peu d’importance, ce qui compte c’est de savoir improviser. Après avoir buté une centaine de zombie sur Left 4 dead munie seulement de ma petite poêle, je pense qu’il n’y a pas d’arme idéale, le tout (comme tant d’autres choses) étant de savoir s’en servir. Si par contre les zombies venaient à muter en boomer ou autres tanks, ça devient plus compliqué, mieux  vaut purement et simplement les éviter… ou être bien armé d’une mitrailleuse lourde et de son stock de munition.

Le problème quand on se spécialise dans la traque de zombie en tous genres, c’est la déformation professionnelle, dans la vie réelle j’entends.

Par exemple en prenant le bus, je surveille les autres passagers des fois que l’un deux se mettrait à vomir de manière suspecte, ou quelquefois le regard vitreux de certains me donnent envie de leur planter un couteau dans l’œil, juste comme ça pour être plus tranquille.

Ou bien au boulot quand je suis au dortoir, seule dans le noir avec cette multitude d’enfants, je préfère me tenir prêt des portes de sorties des fois que l’un d’eux se zombiise et que leur gémissements d’enfants pénibles se transforme en ceux de goules assoifées de sang. Et j’ai été assez traumatisée par les bébés nécromorphes pour savoir que les enfants ne sont pas un public zombie à prendre à la légère.

Non ne vous inquiétez pas pour ma santé mentale, vous pouvez encore me confier vos petites têtes blondes (enfin pas moins qu’avant). Enfin quoique…l’autre jour, j’ai failli avoir une crise cardiaque en rentrant dans les chiottes, il y avait des espèces de ballons artisanaux en train de sécher et j’ai sérieusement pensé « rhaaa, des têtes de zombies ! » et j’avais déjà le pied levé prête à leur fracasser le cerveau.

Bref, vivement que les vacances viennent un peu m’aérer le cerveau, après deux semaines intensives de Dead Space, je pense que je serai comme neuve et que je recommencerai à voir des petites fleurs et des petits oiseaux partout. Mais en attendant… on ne sait jamais ce qui peut se passer alors un seul conseil… Soyez prêts !